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Tome second.
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POUDRE.

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Ou fait le charbon pour la Poudre en France , dans des fosses de 9 piedsen carré, et de 3 pieds 8 pouces de profondeur, dont le fond et lescôtés sont revêtus en briques, pour empêcher le mélange des terres et ducharbon. Elles sont traversées par une forte perche , contre laquelle onmet debout les bottes un peu écartées dans le bas, sur lesquelles 011 ar-range les autres bottes. Chaque fosse en contient environ 400, de i 5 kil.,ce qui fait 60 00 kil* pesant de bois, qui donnent y 5 o à 1000 kil. Char-bon ; ou i(> à 17 pour J ( par la carbonisation, suivant le mode des MM.Molerat, qui retirent du bois les substances résineuses,et Vacide pvro-li-gneux, on obtient a 5 pour£) on letouffe sans eau avec une couverturehumectée, qu'on recouvre de terre fortement pressée.

Par ce mode, le charbon s'incinère en grande partie, parce que lesfosses 11e sont pas assez profondes : aussi l'administration des poudres sepropose-t-elle de leur substituer des fosses rondes de 3 pieds seulement dediamètre, et de 3 pieds 8 pouces de profondeur; vers le liant, des barreauxde fer soutiendront les fagots ; le Charbon , en tombant dans un air raréfié,31e s’incinérera plus ; les lusses seront plus durables, plus faciles à étouffer,et demanderout moins de soins dans la conduite de l’opération :

A Berlin, on suit un mode analogue pour faire le Charbon , mais on nel a pas essayé en France . On te fait dans des fosses, qu’on pratique dansun massif de terre, en sorte que leur aire est au niveau du terrain. Cesfosses ont 4 pieds 6 pouces de profondeur sur 8 pieds 3 pouces de lon-gueur et 6 pieds 6 pouces de largeur. Elles ont, à une extrémité, uneporte de 3 pieds en carré, et, dans leur voûte , une ouverture de 3 piedssur 18 pouces. O11 les remplit de bois commun, ou y met le feu par laporte inférieure : au bout d’une heure le bois est en charbon, ou enbraise ardente; la chaleur est propre à la carbonisation ; alors on remplitces fosses de bois de bourdaine sec écorcé , mis sans ordre. On ferme l’ou-verture inférieure avec sa porte en fer, et hermétiquement, au moyen deplanches et de terres mises en arrière, et à demi l'ouverture supérieure, aussiavec sa porte de fer. Lorsque le bois de la fosse s’affaisse , on en glisse parcette dernière ouverture ; lorsque les flammes se développent trop, 011 fermemomentanément sa porte de tôle. Après 2 4 heures de feu, l’opération est finie ;on bouche hermétiquement l’ouverture supérieure par sa porte, recouvertede terres . Au bout de 5 jours la fosse est refroidie; on l’ouvre, et elle estremplie, aux. -, de Charbon exempt de cendres, qu’on retire, crible , etc.

Le Charbon, en Angleterre , se fait avec des cylindres creux en fer, qu’onremplit de bois; ces cylindres sont fermés par un bout, et ouverts par l’autre;011 les met sur un brasier ; quand le bois est réduit en Charbon , on retire lescylindres, et on les bouche exactement,ou on extrait dubois l’acide pyro-li-gneux. Ces modes, et surtout le dernier, sont plus avantageux : il y a moins dedéchet, et leChaibon est exempt de cendres et de fumerons. Colmann assureque le Charbon , fait suivant cette .méthode, donne tant de force à la Poudre,que depuis qu’on la suit, on a diminué d’^ la charge des bouches à feu.

M. de Cossigny n’a obtenu que de la Poudre médiocre avec le Charbon fait à l’anglaise : il l’a recarbonisé, il est devenu plus léger; mais la Poudrea toujours été faible avec ce nouveau Charbon. 11 l’attribue à la résine car-bonisée qu’il a vue dans l’intérieur des morceaux. On vient de voir queM. Proust combat cette opinion : et, en effet, c’est le procédé le plus sûrpour l’obtenir bon , et sans mélange.

Le charbon fait clans des Chaudières de cuivre , à couvercle , est le meil-leur, suivant MM. Bottée et llifault, parce qu’il ne peut être mêlé de corpsétrangers, et ne peut pomper l’humidité de la terre en se refroidissant. Ce