POUDRE’ ^7
procédé rentre dans la méthode anglaise , qy fis n approuvent cependan
Proust, membre distingué dé l'Institut, a9 Mémoires, qui méritent de fixer l’attention des officiers . ^ fJc se
vais tâcher de les analyser en faveur de ceux qui ne son p 1 sur ies
procurer ces ouvrages. Je présenterai quelquefois d autres opin fimer
mêmes objets , pour être mieux à même de découvrir , oquelques vérités. , r> ■ p - et lj
. Lc Charbon de Chenevotus , à tige nerveuse, rustique , de:> , J,. al)le
de longueur, telles que celle de Tours, Saumur, Angers , -
à tous 1 il n’exige, ni le triage, ai l’écorçage du bois, pour
n l la trituration pour être employé. Il ne faut, ni fours, ni^ -„ n( t r es ;
blutage, et il n’offre que peu, ou point de déchet : y pour - cle ?
la simple trituration entre les doigts, le met en poudre i inpalp >
prend feu comme l’amadou , en l’approchant de la flammea.
i)o
ugie.
il
une
Voici le procédé, pour le faire, qu’on suit en Espagne , où on l’emploie« la fabrication de la Poudre .
Dans un sol de pierre calcaire, entaillez une fossé de i3 à i4 pieds d»long sur 8 de large et a de profondeur ; sur ce fond, bien balayé, étendezun lit de CUenevottes, de 3 à 4 pouces d’épaisseur , mettez-y le feu en plu-sieurs endroits à-la-fois : dès que la flamme commence à s’élever, étouffez-là en la couvrant d’un nouveau lit de C.henevottes : la flamme, bientôtaprès, se remontre au-dessus : Etouffez-la de même, et ainsi de suite,jusqu’à ce que la fosse soit à-peu-près remplie de braise. Lorsqu’on jugele Charbon fait, un homme en arrose légèrement la superficie d’un boutà l’autre ; un manœuvre le suit, qui, avec une fourche , soulève ce char-h°n, et le renverse pour l’éteindre jusqu’au fond; ou le retire aussitôtaprès de la fosse; on le laisse refroidir, et tandis qu’on le crible, on pré-paré une autre combustion. , ,
En un jour on fait environ 4 qnintaux dë ce charbon. En i8of> il eoutait en Espagne, environ 21 sols le quintal. En France , à la même poque,celui de Bourdaine coûtait -i8 fois de plus. (L’administration des Foudres,me formellement ce résultat.) D’où il suit, que fabriquant en I’ ra “ cemillions de livres pesant de Poudre , il faut ( à i4 pour j ), î8o,ooo livde charbon, coûtant 84,000 fr., et, qu’en faisant usage de ce charnoi ,
on économiserait 80,000 francs. ,
Le Charbon , étant de sa nature fcydropote, peu importe qu’on 1 éteigneal eau. Il jDrend toujours, dans les mondera des moulins, leau asature aussi habituellement à l’air. , _
Les différentes épreuves faites àEssonne, en 1808, et 18o ?’ °!L S m u3State que la Poudre faite avec le Charbon de chenevotte, prend P Pfacilement; q Ue la pâte est mieux liée, a plus de consistance, donne pluse grain, donne moins de poussier, moins de rebattages.
En x 811 , portées de la Poudre , . „ 8 o
Avec charbon de Chenevottes . a33 m*. avec cli. de Bourdaine »88 m .
Densite des mêmes poudres . . ... ‘ ,, ,
Quant aux portées des Poudres faites avec çe •’P£. e «
1 etendue doit donner la première raison j , Poudres faites en
dame en usage ; on doit les croire égales a cehes des .Poudres taites enFrance , jusql’à ce les aLnî été constatées de bonne foi avec toutes ,les vérifications de détail que les épreuves de Poudre exigent Jusqu a-
a.