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Tome second.
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rOÜDRE.

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présent, celles faites avec ces i Poudres, en 180g, 1811 , i8ra à E. 4 >-sonne, au Ripault, à Vonges, etc., leur ont donné, tour-à-tour, lasupériorité, et lorsqu’elle a été considérable, qu’on en a cherché la cause,un l’a toujours attribuée à la différence de leur densité ; car les portées desPoudres, sont en raison inverse de leur densité.

Lorsque des Poudrés également denses ( qualité qui résulté de leur fa-brication ) faites de Charbons différens, donnent à-peu-près les mêmesportées : c’est le moindre prix du Charbon qui doit en déterminer lechoix. M. Proust a annoncé que la livre de celui de C-henevotte, ne reve-nait en Espagne, qu’à 0,02 , ou à 0,04 le kilogramme. En France , celui'deBourdaine revient à 7 ou 8 sous, suivant les localités; ce qui est 20 fois et non28 fois plus cher. L’administration des Poudres ayant fait fabriquer auRipault et à Vonges, du Charbon de Chenevottcs, il est revenu à 1 fr. 83au Ripault, et à o, 5 g le kil. à Vonges, ce qui est bien plus cher. (On enfit fabriquer en-même temps à Turin et à Panne, où il ne revint qu’ào, 3 o ) , mais il y a eu de la maladresse, ou de la mauvaise foi dans les ou-vriers , et ces épreuves méritent d’être refaites. Le produit de 1 ■>. pour \ auRipault, èt de g pour ) à Vonges, est aussi en contradiction avec le i,f à17 pour £ que la Chenevotte doit produire, suivant M. P.

Enfin MM. B. et R. allèguent encore contre l’usage du charbon de C.he-nevottes : qu’elles ont 5 fois plus de volume; donnent- moins de charbon(ce qui est à constater de nouveau) que la Bourdaine , et, que ne pouvantêtre rassemblées que durant 3 mois, il faudra 20 fois plus de magasins pourcontenir l’approvisionnement des bois pour faire les Charbons : que deplus, le Charbon de Chenevotte contient moins de Carbone que celui deBourdaine, parce que le carbone, dans les Charbons bien faits, s’y trouveen raison inverse des parties terreuses , alkalines, ou cendres ; que lesClienevottes étant plantes ligneuses, herbacées, leur Charbon contientplus de cendres, qu’il en donne 10 pour J ( Proust dit 637), tandis quecelui de Bourdaine n’en donne que 2 ) .

A ces observations, M. P. a répondu que la supériorité de portée nedépend pas de la quantité de carbone, mais de sa qualité, de son aptitudea réagir sur le salpêtre ; à provoquer les attractions de l’oxmène afin de lechanger par la déflagration la plus rapide en gaz acide carbonique, queles Charbons les moins terreux, les plus nclies en carbone, ne sont pas lesplus alertes à la détonation, et qu’il suffit que le combustible 11‘e manquepas à l’oxigène. Que celui de Chenevotte enfin, par son étonnante divisi-bilité, étant plutôt en contact avec les molécules du salpêtre , doit préci-piter sa détonation.

On 11e peut se dissimuler que les opinions des écrivains, qui ont traitéde la Poudre et de ses composans, 11e s accordent pas tou jours entre elles,et que le même ouvrage n offre quelquefois des contradictions; mais je lesrapporte quand elles sont recommandées par le mérite de l’auteur, afin debâter la découverte du vrai. Par exemple, après cette opinion qu’on vient devoir, que le Charbon à préférer est celui qui bâte la déflagration, etc., M. P.avance, que s’il s’agissait de Poudres sans soufre (et assurément ce n’estpas de cette Poudre dont il parlait), la meilleure serait sans doute celle qu’au-rait fournie le charbon qui propage le mieux l’ignition ; mais le soufre ayantle pouvoir de remonter les Charbons les plus paresseux, au niveau deceux qui détonent avec le plus d accélération, le choix des Charbons estmoins important: Les Charbons de Chanvre, de Peuplier, de Bourdaine ,de Noyer même, peuvent résister plus ou moins à la division , à l’incor-poration ; mais iis 11’en offriront pas moins de carbone au salpêtre, et les