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Tome second.
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782
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NOTES

782

pieds. pouces. ligues.

14

4

4

longueur totale.

6

7

»

de l’extrémité de la pièce au devant des tou-rillons.

IO

8

»

de l’ame environ i3 calibres.

2

8

J»

de la chambre.

»

»

9

des tourillons.

»

IO

(i à 7

calibre de la Pièce.

a

IO

»

du boulet.

»

8

»

diamètre de la chambre.

P

9

»

-des tourillons.

2

2

4:

-du canon à la culasse après le tore.

I

5

9

-- - — à la Yolée avant le collet.

36383 liv. poids du Canon. ,

141 du Boulet.

11000 de l’Affût .

5g liv. 8 onces poudre , continence de la Chambre.

6 pieds , hauteur des roues de l’Affût .

Presque tous les Canons, dans le 16 e siècle, avaient des chambres dan*le fond de l’ame ; cette chambre se joignait à l’anre sans ressauts de métal ;elle avait 4 calibres de l’ame de longueur, dont 1 étaient pour la poudre,1 pour le bouchon , et 1 pour le boulet ; lorsque la chambre allait en s’é-largissant du fond vers l’entrée, où elle se mariait à l’ame, on appelait lesCanons encampannès : la Pièce, à l’extérieur, avait quelquefois cette forme.C’est là, il faut le dire, la vraie forme que doit avoir le fond de l’aine desCanons, pour leur donner de la durée et plus de portée : il n’y aura plusde vent au moment de l’inflammation, par conséquent plus de pression surle boulet, ce qui creuse la Pièce à l’endroit où il se loge. Le générât Eblé l’a essayé avec succès sur un Canon de 16. Il faut se hâter de revenir surses pas. Les Mortiers à la Gomer sont aussi d’anciens Mortiers décrits dansSaint-Remi ; mais si on eût avoué que c’était une chambre de forme anti-que, peut-être on l’aurait rejetée ; on fera de même pour les Canons, maisavant le rejet ou l’admission , il faut en refaire l*épreuve. Elle a été faite sur12 Canons de ^8 qu on a coules a^ ant le fond de l’anie tronc-coniquc.

Dans le t6 e siècle, on eut aussi des Canons qu’on appelait Pierriers (àcause du boulet en pierre ), qui n avaient que 8 à q calibres de longueur jil y en avait de 4 espèces ou calibres : leur chambre n’avait que i du calibre,de l’ame, de diamètre; il y en avait qui étaient ouverts par-dessus à la cu-lasse, pour recevoir une boîte en fer, contenant la charge, bien solide,qu’on ajustait au Canon, et était Retenue contre la culasse par un coin...On a représenté cette idée comme nouvelle invention de nos jours.

Dans le i(> ft siècle, on éprouvait les pièces par trois coups à boulet : lapremière charge aux§ du poids du boulet; la seconde aux | ; la 3 e au poids<lu boulet. Au reste , chaque Nation modifiait ses épreuves : en Allemagne on tirait toujours au poids du boulet. On voit par-là que si la poudre avaitla même force qu’aujourd’hui, leurs fontes étaient meilleures ,* car nosépreuves sont moins fortes ; et pourquoi les Poudres eussent-elles été plus,faibles que les nôtres? On a vu que dès long-temps on avait essayé de tousles dosages des matières qui la composent : on a essayé de la poudre faiteil y a près d’un siècle, qui valait celle d’aujourd’hui ; et si on allègue qu’onpurifiait mal jadis les matières composantes, ne pourrait-on pas répondre»