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Tome second.
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SUR LES BOUCHES A FEU. 789

appuyées de leurs calculs , avec l’épreuve suivante de 1 VI. le M. C. (pag. 40 *« J ai tiré 100 coups d’une pièce de 6, avec chacune des charges d’J, d’J,* d -, du poids du boulet : à 3° d’élévation, les portées moyennes ont été« égales : d où il conclut, avec raison , qu’on pourrait réduire les charges« au quart, même an cinquième du poids du boulet ; et qu’on aurait, avec« les mêmes effets , moins de recul, un service moins péniblé, des affûts« moins fatigués, et moins de dépense. »

La Chambre, dans les Bouches à feu, est la partie qu’occupe la charge.Dans les canons, c’est le fond de l’aine, et en est le prolongement ; dans lesmortiers, obusiers et pierrlers, elle a une forme différente de l’ame ; elleest plus resserrée.

On a pensé que la figure de la Chambre n’influait pas sur les portées.C’est l’opinion de Robins, fondée sur l’instantanité de l’inflammation de laPoudre. Mais depuis qu’elle a été reconnue successive , Euler a prouvé quela forme sphérique était la plus avantageuse. Lombard est à-peu-près decet avis, en disant ! Que la forme préférable est celle de la Chambre quicomprend, entre ses parois, et dans le volume de la charge, la plus grandeportion de sphère, et qui joint à cette condition, celle d’une moindre ou-verture , pour qu’il en résulte une plus forte impulsion du fluide contre labombe.

On croit en effet que la forme sphérique est la plus avantageuse, sur-tout si, connue le demande Euler , on peut porter le feu au centre de lafigure, parce que cette forme se rapproche de celle de l’inflammation de laPoudre, parce que, sous moins de surface, elle contient plus de Poudreque toute autre figure; parce qu’enfin une épreuve faite à Volwich en 1787et 1789 , a confirmé cette opinion (Extrait <Ju Mémorial de poche de l'Ar-tilleur , par Willet Adye (pag. 80). Voici cette épreuve.

O11 s’était proposé de déterminer la forme de la Chambre des Bouches àfeu qui donne la plus grande portée. A cet effet, on a employé un mortier deS pouces, auquel on a adapté successivement 4 Chambres de forme différente.

Ces Chambres avaient toutes la même capacité de 63,7 pouces cubes,contenant 2 livres de Poudre.

La 1 r * avait la forme ordinaire conique à fond circulaire ;

La 2 e la même forme, mais renversée;

La 3 ' la forme cylindrique à fond circulaire (c’est-à-dire sphérique);

La 4 e la forme sphérique.

On prit la moyenne de 6 portées avec chacune, et on trouva que laChambre sphérique pleine était la plus avantageuse; mais qu’elle perdait sasupériorité si on n’y mettai t que de petites charges ; que dans tous les autres,cas, la première de ces chambres donnait la plus grande portée. (Lom-bard, pag. 258), prouve que c’est la cylindrique dans le tir, avec de pe-tites charges.

Cette forme n’a pas été adoptée en France , ou ne l’a été que passagère-ment, à cause de la difficulté de pouvoir bien nettoyer cette chambre, oqla crainte d’y laisser des crasses dangereuses. . ,

La forme de la Chambre a beaucoup varié depuis l’invention des mor-tiers ; on l’a faite en cône, recevant la lumière au sommet, forme, dit-on,la plus désavantageuse : en cône tronqué, en sphère, en poire, en cylin-dres variés, en cylindre inscrit au cube, auquel ou peut réduire la charge ;ce qui est la même chose que le cylindre équilatère, que Bezout prouveêtre le plus avantageux dans les formes cylindriques; et que Hî. le G. C. La,M. trouve avoir la forme la plus convenable de tontes, sans excepter litÇjihérique.