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Tome second.
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NOTES

79 °

Le grand nombre de Chambres tronc-coniques qu’on rencontre dans lesBouches à feu anciennes, étrangères, induit à penser qu’on a jugé cetteforme la meilleure ; c’est celle adoptée pour les mortiers à la Gomer, quoi-que M. le G. C. La M. avance qu’ils ont la Chambre cylindrique.

On rapporte, d’après des expériences, que la même quantité de Poudreenflammée dans deux cylindres de différens diamètres, fera plus d’effetdans le cylindre de moindre diamètre que dans l’autre. C’est d’après cettebase que M. le M. C. a établi sans doute son opinion sur la forme deschambres. La voici :

Le logement de la charge, le plus favorable, est celui qui a le moins desurface.

La bonté de la Chambre sphérique, comparée à la conique et à la cylin-drique , vient de la moindre ouverture de son entrée, qui ne met guère enmouvement la bombe, avant que la Poudre soit toute enflammée.

Si le tronc-conique avait son grand diamètre au fond, et son petit égal àl’ouverture de l’entrée de la Chambre sphérique, ces deux Chambres se-raient égales en bonté.

Il en est de même de la cylindrique.

L’avantage de la tronc-conique provient de la facilité à y disposer leplacement de la bombe.

En principe, pour la Chambre, il faut que l’action du fluide élastique surle projectile soit, durant l’inflammation, la plus petite; et après, la plusgrande possible.

La Chambre sphérique et la cylindrique ont la première propriété, maisnon la seconde.

La Chambre conique a la seconde, mais non la première.

Pour réunir les deux avantages , il faut faire la Chambre tronc-conique,creuser le bas de l’ame concentriquement à la bombe, et la faire porter surtrois arêtes équidistantes. On verra bientôt que 3\I. le G. C- La M. a vouludonner au mortier une forme analogue préférable par plus de simplicité ,n’ayant point ces 3 'arêtes; mais ce mortier, tel que le décrit ce général,laisse retomber la bombe sur le haut de la Chambre, comme dans les mor-tiers anciens : et la construction à la Gomer est bien préférable aux deuxqu’on vient de citer. Elle consiste à terminer 1 ame cylindrique par une zonesphérique dont les centres sont pris (dans la coupe ou profil ) sur un dia-mètre supérieur à celui de la bomhe; par ce moyen, l’ame est resserrée, etsoutient la bombe au-dessus de l’entrée de la chambre, sans laisser devent.

On est d’accord a penser que la Lumière, pour être la plus avantageuse-ment placée , doit porter le feu au centre de la charge, pour obtenir la plusnromnte inflammation et combustion de la poudre, d’où résultent les plus

prompte îgrands effets

C’était pour y parvenir, que, dans le siècle dernier, on pratiquait aufond des canons une petite chambre cylindrique d’| du calibre de diamètreet de profondeur, où aboutissait la Lumière. Ce moyen faisant courir lerisque de conserver le feu dans la pièce, malgré tous les soins qu’on pre-nait, a été abandonné. Mais on verra bientôt que cette petite chambre, nom-mée porte-feu, avait une bien plus grande utilité dont rien ne dédommage,et qu’il faut rendre aux canons un avantage analogue, sans tomber dans lesinconvéniens qui l’ont fait supprimer.

Muller et Désaguilliers, vers 17 C 6 , conclurent, d’après des épreuves,que la Lumière, la plus avantageusement placée, devait aboutir au fond de}a charge,