NOTES
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et que le général La M** cite, ne prouve rien en faveur de la pièce depouces, mais peut-être le contraire. La pièce de 24 de Folard n’avait que28 à 3 o pouces de longueur, pesait 1700 livres, et avec 6 livres de chargedonnait les portées de la pièce de 24 ordinaire. On ne donna point desuite à son essai ; mais le Régent le fît colonel et lui donna une pension ,c’est-à-dire , à juger par les vraisemblances, qu’on récompensa ses bonnesintentions, quoique impraticables , comme on le prouvera.
Donc, l’opinion du général La M** sur le raccourcissement de l’amsdes Canons , d’après ses raisonnemens et son tableau des vitesses , sur les-*quels j’ai fait mes observations à mesure de leur exposition , est indémon-trée et inadmissible.
Je viens maintenant à la base du système source de tant d’erreurs , quivont conduire M. le général comte La M** , dont je vénère la personne etadmire les talens, qui vont le conduire, dis-je, à faire une propositionqui pèserait sur le Corps de l'Artillerie, et serait fatale à la France et à sonSouverain.
Les épreuves d’Auxonnc n’ont aucune analogie avec le vrai tir du Ca-non , et ne peuvent par conséquent servir à déterminer la vitesse des Bou-lets et leur portée ; d’où l’on veut déduire les dimensions des pièces de.Siège. L’inflammation , la combustion de la poudre sont successives à de-grés inégaux : et sa force s’accroît surtout par cette combustion succes-sive. L’obstacle qu’on oppose à son expansion fut-il même très-peu résis-tant, augmente singulièrement cette force, en lui donnant le temps defaire agir ensemble cette succession d’efforts que développe sa combus-tion. On voit cette vérité prouvée par le tableau de ces épreuves ; toutesles fois qu’on a mis des bouclions, les portées se sont accrues, maigre quemultipliés comme on l’a fait ( on en mettait jusqu’à la bouclie ), ils ont duamortir en partie l’effort de l’explosion. Le Boulet sur la poudre eut dou-blé, triplé, etc. l’expansion de sa force : dès-lors ces épreuves-eussent of-fert la vraie base dont on avait besoin. Faut-il une autorité, voyez page169 le 'Traité du Mouvement des Projectiles , par Lombard : « Dans unepièce inclinée au-dessus de l’horizon , le boulet pesant en partie sur lacharge résiste à l’expansion du fluide élastique : par-là fait développer uneplus grande quantité de ce fluide, et en reçoit une plus grande vitesse :conséquemment une plus grande quantité de mouvement. » Ployez aussiRobins,p. 455 . Le 9.4, par 8 liv. de charge, reçoit la vitesse de i 5 oo pi.=36 ooo. La Bombe de 12 pesant i 5 uo par 31 iv. 12 onces de charge reçoit cellede 400 “ 60,000.
Le général La M** croit avoir prouvé que la charge de 2, 3 et 4 livresne brûle pas en entier dans les 4 Tronçons ; mais Lombard prouve le con-traire , p. 260 du Traité du Mouvement des Projectiles ; il dit «Lescharges de 2, 3 et 4 liv. s’allument aussi promptement que celle de 12 011c.dans le canon de »4 ( et celle-ci l’est complètement avant le départ duBoulet ) , et la raison en est que dans ces charges, leur longueur n’excédantpas leur diamètre, le feu doit se communiquer en même temps aux extré-mités de l’une et de l’autre.
Le principe que les forces ou les densités du fluide sont ( Jiech. p. 100 ,t. i er ) dans le rapport inverse des développemens ou des longueurs del’ame dans les Bouches à feu 11e peut s’appliquer ici, où le mobile est loinde la charge, pour prouver que la poudre 11e brûle en entier que dans lapièce d’environ 81 pouces de longueur, parce que le fluide de la poudre,n’est, point un fluide homogène, provenant d’une expansion uniforme..Ce fluide varie à chaque instant, par la combustion successive de la pow-v