NOTES
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traversât un cliâssis en papier placé à une certaine distance. Le coup lire,'son choc sur le bois, le trou dans le papier, ont indiqué la trajectoire duboulet, qui est allé tomber sur la droite de cette trajectoire, donc, etc.
La pièce de bois était sur la droite de l’axe du Canon : le boulet par lericochet, dit-il, avait nécessairement acquis un mouvement de rotation degauche à droite pour l’hémisphère antérieur : ce mouvement de rotation etde translation qui anime le mobile par la résistance de l’air combiné avecla force de la pesanteur, lui fait décrire une trajectoire à double Courbure ,quand l’axe de rotation 11 est point tangent a cette trajectoire.
(Ce n’est pas ici le lieu de discuter les calculs de l’auteur, qui sont éta-blis sur des projectiles cylindriques, d où il conclut par analogie pour lessphériques : on pourrait observer aussi que le projectile faisant sa rotationde gauche à droite, repoussé par l’air comme 011 l’avance, devrait se jeterà oauche et non à droite.)
Le colonel \illantroys, traducteur de Hutton, dans ses notes (pag. 173) ,dit que ces déviations ne jettent pas beaucoup d’incertitude dans le tir;et qu’elles n’ont de grands effets qu’à la fin de la trajectoire (1).
Sur ces épreuves île La Fère , Borda qui connaissait sans doute les ou-vrages de Ilobins, d’Euler , de Lombard* disait: C’est une chose inexpli-quée; ce qui voulait dire, je crois, inexplicable. D’après cette idée j’ai penséet je pense encore, que le phénomène n’existe pas, qu’il provient de l’in-exactitude des épreuves. En effet, est-011 sûr de mesurer exactement, d’a-près une brèche faite par un boulet a une planchette qui est à 5 toisesde la bouche du Canon, une déviation de 10 lignes, de ?. lignes de12 Mig., comme on l’a fait aux épreuves de La Fère ; et dans l’épreuvede M. Clément, le trou d’un papier peut-il, en l’alignant au choc duboulet sur le bois, déterminer exactement la trajectoire : le trou fait surun papier plus ou moins déchiré par un boulet, est un point trop variablepour constater exactement la position dune ligne mathématique, d’11113 ayon visuel. Le vent seul peut en soufflant de gauche avec force, ramèneradroite de la ligne de mire le boulet, d’abord dévié à gauche, et expliquer latrajectoire à double courbure. O11 prétendait qu’en tirant des Bombes mas-sives de bois, à elles revenaient, par le mouvement de rotation, dans]a batterie d’où elles étaient parties; en lyùq, on répéta ce tir devantl’abbé Nollet à Douay , où on 1 avait appelé exprès pour cette épreuve. LesBombes perdirent quelques segmens en sortant du Mortier, le vent n’étaitpas si violent que la première fois qu’on fit cet essai,- les Bombes 11e re-vinrent qu’à quelques toises du point vertical du haut de leur courbe,parce qu’aussi peut-être les segmens étaient moins considérables qu’auxpiécédentes épreuves; une autre preuve de cette conjecture est ce que ditLombard dans le Traite du mouvement des Projectiles, pag. a 48 . La vitessedu vent étant de 4 ° pieds , la Bombe de 12 pouces devant parcourir 600 t.en i 6 ;/ sera cïevie de 44 pieds.
LePoidsdu Canon,les Bouclions, le Refoulement,le Recul libre ou arrêtén’influent point sur la vitesse ou la portée... (Cela est-il bien certain?...)L’inflammation de la poudre est successive, la longueur de l’ame augmentela portée, parce que la poudre a le temps de s’enflammer en entier : la Ca-rabine porte plus loin que le Fusil , parce que la balle arrêtée par les
(1) Je crois que M. V. se trompe, en lisant la description de ces déviations quele* V observateurs rapportent aux chocs et rotations que reçoit le boulet dans l’ame,ou au sortir de i’ame : comment peut-ou expliquer que les grands effets n’arriverontqu’à la fin de la trajectoire?