SUR LES BOUCHES A FEU. 825
J ai de la peine à croire que les Canons de bataille résistent à 3ooo coups,P ce qu on les a éprouvés pour obtenir ce résultat, avec des précautionsimpraticables en campagne.
Ta* d n! a P^'ne à croire, etc., etc.
nous**' ' lncr édulités flui avaient produit en moi l’idée si fâcheuse queavi <i r < ? ns sails Artillerie de siège, malgré l’emploi distingué que nous enns tait depuis a5 ans, m’ont long-temps alarmé... Mais en réfléchissant,affe >(l ' l,e * est difficile que l’esprit ne se laisse pas influencer par lescJ'Ctions morales ou immorales du cœur; (ju’alors il peut arriver, qu’unmmissaire des fontes se contente de fabriquer des Pièces qui résistent^Preuves, clause majeure de son marché, mais qu’il ne soit pas fâchéqu elle 5 résistent peu au-delà, pour avoir le plaisir d’en faire davantage, etflu u se donne ce plaisir par des négligences, ou par des changemens detnantpulations essentielles...Qu’un Général titré soit bien aise qu’on le cite,par des épreuves importantes qu’il est censé avoir dirigées, pour qu’on luidonne une place qu’il ambitionne depuis long-temps , place presque desti-»ee à un Prince du sang, et qui va bientôt vaquer... Qu’un autre Généralc l u .' donne comme de son invention une forme oubliée de Bouche à feu,so ‘t, pour dès épreuves nouvelles, présenté comme expert dans un art où il? mventeur... Qu’un autre Général, enfin, déjà distingué par ses serviceses tasse ressortir encore par ses observations, alors qu’il soupire aprèsce Ue première place, que son âge l’avertit de se presser d’obtenir : et cha-cun d eux espérant intérieurement de pouvoir bientôt être chargé en con-sidération de son mérite, de faire couler d’excellentes Pièces , et dès-lorsconvaincu que c’était ces moralités combinées qui nous avaient ré-uits à rester armés de mauvais Canons.
Ce s considérations me conduisent à rapporter des observations quele clief de bataillon Dussaussoy a faites en suivant avec beaucoup desom et d’intelligence les procédés de M. Pede-a-roz qui avait fondu , àe vule, les Bouches à feu dont nous avons cité la bonté, et en imitant cesprocédés, on doit se flatter d’en fabriquer de même d’excellentes.
Aussi d’après l’examen des observations de cet Officier et d’après les dis-cussions précédentes, j’ai conclu que le moyen d’avoir des Canons de duréecuiv 1Ste ^ em P* o y ei ' des métaux neufs et bien épurés, à faire l’alliage dufa 1Vle >^ t au moraent °d ces deux métaux ont le degré de fusion
j v °ia e pour se pénétrer, et à couler quand l’alliage bien fait a le degréc e c a eur convenable à cet objet : trois points essentiels que doit con-ai re.parfaitement le Fondeur. Ce qui tient aux formes consiste ensuite àannihiler le vent du boulet, en faisant le fond de Taine vers la charge tronc-onique, et à faire aboutir le canal de lumière au centre ou un peu au-des-à°no cen * re c ^ u ^ OI1 d de l’ame : enfin peut-être, après épreuves# à couler
Fourneau ( généralités ).
3_i a grille, les dimen-
(QT.a figure,la capacité du Fourneau, la position j e ) a chaleur ;
sions des soupiraux , influent puissamment sur 11 ^ ü j )Sf . rv ,i que plus un
elle ne dépend pas de la réflexion de la flan'™ VestVorte : ainsi la tempéra-corps estéchauffé, moins la chaleur qu’il réilecl» - ^ • sant pas comme
ture du Fonrneau devant être très-élevée , et ac _ q’ ourneaux , les formesla lumière, il est inutile d’employer, dans les vo
(t) Ici commence le Précis des Observations de M. Dussaussoy.
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