83o NOTES
semble être en ébullition et rejeter une pluie en gouttelettes de métal. Quandce phénomène disparaît l’affinage touche à sa lin.
Après 6 heures de feu (il faut 5 heures de plus quand la charbonnailleest nouvelle) le métal est amené «à un état parfait de fusion , on peut couleren rosettes ; et l’Affinage dure io heures peur 3 o quintaux de cuivre;l’on yconsomme t 5 à 17 quintaux de bois de pin bien sec.
Quoique la pratique indique l’instant favorable au Fondeur, on s’en peutassurer en tiiant des Montres du bain. Les montres sont des parties dumétal en fusion qu’on retire au moyen d’une barre de fer qu’on y plongeen la faisant passer par le trou de la tuyère, elles indiquent le degré depureté où le Cuivre est parvenu, par leur épaisseur, qui doit successivementdécroître; par leur couleur, qui d’un rouge-sale doit passer à un rouge-cra-moisi tirant sur 3 e marron; par leur surface, qui d’abord semée a’aspé--rités et de petits trous , devient polie et égale; par leur cassure qui, lorsquel’affinage est bon, présente un grain fin , serré , soyeux, d’un rouge-obscur;parleur flexibilité, qu’elles acquièrent quand le métal est au plus haut degréde pureté.
On peut retirer les Montres de demi-heure en demi-heure, mais il nefaut commencer qu’après que le phénomène de la pluie a cessé, et quel:-que temps après avoir retiré les scories, de peur de refroidir le Fourneau.
Il faut arrêter l’affinage, quand on est au point déterminé , car en le pro-longeant au-delà, on oxiderait le cuivre.
Pour former les rosettes on coule dans les coupelles ; il faut 3 ouvrierspar coupelle pour bien faire cette opération.
Le métal qui forme ces rosettes est soulevé du bain des coupelles dèsqu il est assez refroidi à sa surface pour faire corps ; on les fait égoutter, onhâte le refroidissement (en les plongeant dans l’eau, elles prennent unebelle couleur rouge) et 011 empêche que la masse restante dans les coupelles31e se coagule en jetant quelques cuillerées d’eau sur les parties figées.
Les rosettes ont 10 à 12 lignes d’épaisseur.
Etain... L’affinage de l’Etain est fondé sur la propriété qu’il a de se fondreplus facilement que les substances étrangères qui s’y trouvent mélangées,et d’être moins volatil que la plupart d’entre elles, comme le soufre, l’ar-senic, etc. Le plomb est celle qui lui nuit le plus dans son alliage avec lecuivre, et dont on le débarrasse le plus difficilement. Ainsi la conduite dufeu doit etre réglée de manière à 11e produire jamais que la chaleur néces-saire à sa fusion. *
L’Etain étant d ordinaire en grands saumons, il faudrait un degré de cha-leur pour les fondre qui serait trop fort pour l’Etain ; c’est pour cela qu’oncommence à réduire ces saumons par une première fusion sur le sol enmasses très-aplaties : et on lui donne ainsi par quelques fusions, un degréde pureté convenable.
On coule ensuite ces plaques en petites barres dans un Fourneau, dontl’intérieur a la forme d’un canal incliné, traversé par une grille; on fait lacharge sur la grille et le feu en dessous ; la fumée s’échappe par deuxpetites cheminées; le tout est fait en briques ordinaires; à la partie inférieuredu canal, on piatiquc une petite coupelle de la capacité de 3 o à 4 ° Hv. oùl’on entretient des charbons allumés, pour empêcher le refroidissement etl’oxidation de l’Etain .
On juge de la pureté de l’Etain après la fiision, par la nature et la quan-tité du résidu qui reste en scories sur la grille, par la couleur, l’éclat mé-tallique des barres , le cri plus ou moins sec qu’elles rendent quand on lesplie. Ou, quand l’Etain est en fonte, prenez-en 12 grammes, couîez-les. sur