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Tome second.
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834
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834 NOTES

Un degré de chaleur élevé convient aux fontes faites avec des métauxneufs et purs : un degré de chaleur ordinaire, à celles des vieux bronzes.

Plus l’étain abonde dans un Alliage , moins il offre de soufflures : ellesdisparaissent même s’il contient i 5 à 16 pour £ : Cette propriété résulte dece que l’Alliage restant plus long-temps fluide, les gaz qui produisent cessoufflures ont le temps de se dégager, avant que la partie supérieure soitsolidifiée.

L’écrouissage augmente la dureté et la densité des métaux; mais il endiminue considérablement la ténacité.

Le recuit des métaux écrouis leur rend de la ténacité.

(Toutes ces épreuves n’étant faites au plus que sur des masses de 4 ° liv-èt à des feux non comparables à celui des fourneaux à réverbère, qu’il fautnécessairement employer dans les grandes fontes, on ne peut guère avoir,que des présomptions de réussite. Mais peut-on même les avoir? quel effetpeut-on attendre pour la dureté et la ténacité d’i £ de fer sur un alliagede ni? Cette petite quantité ne peut ni lier, ni soutenir, ni remplir lespores d’une si grande; par son moins de fusibilité, par la plus grande cha-leur qu’il peut renfermer, relativement au cuivre et à l’étain, le fer peutbien aider à la fusion des parties qu’il touche tour-à-tour, mais il ne peutrien sur leur dureté et ténacité. Que reste-t-il à faire? Car il faut de bons

Canons. Laisser conduire une Fonderie par M. Duss... employer des

métaux neufs ou épurés, enfin bien purs.... ou faire l’ame des Canons enfer, comme vous l’a dit Feutry... ou essayer un Alliage plus dur par plusd’étain... v ou écrouir l’ame, comme le voulait le général Eblé ; et peut-être des charges forcées dans les épreuves, pourraient exécuter ce derniermode.)

Fonderie . Il faut, tant que l’on peut, que tous les Bâtimens d r une Fon-derie soient réunis. Voici une des dispositions les plus commodes qu’onpuisse leur donner quand on les établit en terrain libre ; si on n’a pas cetavantage, on les modifiera suivant les localités.

On suppose que le terrain soit en carré long dé 208 pieds sur 128, etqu’on fasse la porte d’entrée de i 5 à 16 pieds de largeur, sur le milieu d’un

grand côté.

Si l’on imagine une parallèle à 48 pieds du côté opposé à la porte, et qu’onretranche aux deux extrémités de ce nouveau rectangle qu’on obtiendra, unelocalité de 4 $ pieds de longueur, on aura un rectangle que je nomme A yet deux carrés que je nomme B , C.

Si je mène à chacun des deux petits côtés deux parallèles à 4 ° pieds l’unede l’autre, terminées parle long côté où est la porte et la parallèle qu’on a me-née au côté opposé, j aurai 4 rectangles que je nomme D , E , F , G, enallant de droite à gauche. Je divise le rectangle D transversalement en 3rectangles égaux, que je nomme //, J, /£, en partant du rectangle A.

Enfin , à droite et à gauche de la porte, je mène à 16 toises des côtés desrectangles E , F , des parallèles de 36 pieds de longueur, à commencer ducôté où est la porte ; je mène deux parallèles à ce côté , la première après24 pieds, la seconde après 36 pieds, et j’ai 4 rectangles A/, N , à droite età gauche de la porte O, P y à 3 a suite des deux premiers.

A y est la Fonderie , de 112 pieds sur 48, avec 3 fourneaux; le grandde 40 à 5oooo liv., le moyen de iÔooo liv. à chaque bout, et le petit four-neau de 8000 au milieu.

B ét C, sont 2 magasins au bois, de 48 pieds sur 48 derrière les four-neaux.