DE FORCE. ÎOO^
se mettre en travers. Deux hommes emharreront derrière îa culasse pourl’aider à monter sur les rouleaux. Deux hommes, avec des leviers, embar-î eront entre les rais de la roue non équipée, contre son moyeu, l’un enavant, 1 autre en arrière, prenant leur point d’appui sous les flasques , et
contiendront la roué à terre.
bi le terrain est incliné, et qu’on équipe les roues pour monter la Pièceen marchant, il faut profiter de l’avantage du terrain. Si la pente est enavailt y on équipe, comme 011 l’a dit, la retraite en dessus; si la pente esten ar nère, on met la retraite en dessous (le brin qui vient du fardeau), et011 r ecule l’Affût , soit en marchant, soit en plaçant àes leviers, comme si011 mettait hors de batterie.
Si on était gêné par<|in terrain trop court, et qu’on voulût agir en mar-chant, on équiperait les roues, tantôt pour aller en avant, tantôt pouraller en retraite ; mais avant de changer les prolonges, 011 calerait les rou-leaux, et avec un cordage fixé aux anses et aux crochets de tête d*Affût ,on assurerait la Pièce.
Au lieu d’équiper la prolonge aux roues de l’Affût , on peut l’équiperaux roues d’un autre Affût, d’un Chariot à Canon, ou de toute autre voi-ture solide placée en avant; mais il faut amarrer fortement cette voiture,à des piquets, arbres, etc. Par le moyen d’un bloc ou d’un pointai, ontient élevés deux ou une seule roue du train de derrière, etc. Si vous équi-pez votre prolonge amarrée par son milieu au bouton, aux 2 roues de lavoiture, il faut le faire en dehors de la voiture, parce que les brins partantou même point se rapprochent et échappent continuellement du moyeu. Sion se sert d’un Chariot à Canon, il faut aussi l’équiper en dehors, quoiqu’onOe se serve que d’une roue, à cause du brancard et de la sellettequi gênent*
Si on a une écharpe, on fait une couronne en cordage autour du collet, ony attache l’écharpe par son crochet, on équipela prolongea une seule roue,puis la faisant passer dans la poulie, on attache l’autre brin à la même voi-ture, en sorte qu’il soit parallèle à celui qui est équipé.
Pour aller ensemble, on agira aux leviers aux commandemens. Les 4hommes sont x premier et 1 second de chaque côté. ( On suppose qu’on vaen avant). Les premiers embarrent, comme pour mettre en batterié, lapince sous le flasque, en abattant; les seconds dans les rais, la pince surle llasque, en soulevant : tous 4 tournant le dos aux crosses.... Le secondde droite, voyant que tous ont embarré, dira : Abattons.. Aussitôt abattu,il dira, Reprenez.,.. Les 2 premiers reprendront en changeant de rais ; aus-sitôt repris, le premier de droite dira : Reprenez... Les seconds reprendront
à leur tour, et aussitôt le second de droite dira : Abattons .ainsi de suite,
jusqu’au commandement : Halte.
Monter une Pièce de Canon sur son Affût, par le, moyende l’abattage de la Crosse.
Tl faut, pour cette Manœuvre, 20 à 26 hommes pour le Canon de ‘î-
If faut 2 poutrelles ou chantiers, 1 prolonge double, 3 traits a canon,1 rouleau.
Placez.la culasse de la Pièce sur le milieu d’une poutrelle, et amarrez-1 yfortement. Cette poutrelle peut n’avoir que 6 pieds de longueur j on la mettout contre la plate-bande de la culasse. Que le cordage enveloppe la Pièceet la poutrelle, que chaque tour croise le précédent, arrétez-le par un de-mi-nœud , passez les deux bouts dans les anses , faites deux tours à chacuneavec un brin, et lixez-le par un nœud droit.