POUR LES CONDUCTEURS d’aRTILLERIE . 103g
retenir l’arrangement qu’il donne à ses attirails, dont la conservation leregarde.
Nota. La connaissance des Manœuvres de force lui est nécessaire pour opérerles cliarge’roens et les déchargemeus.
On ne doit laisser charger aucun objet étranger sur les Voitures , et n’ylaisser monter personne.
Le Convoi doit marcher lentement, sur une file ou deux, suivant lalargeur de la route (i) ; il faut que les Voitures suivent sans interruption etsans s’arrêter : si quelque accident arrive à une Voiture, elle sort de lafile pour y remédier , et vient rejoindre la queue du Convoi, après qu’ony a remédié : le Conducteur fait distribuer son chargement sur les autres,et la voiture elle-même , s’il est possible ; elle continue la route, et sicela ne se peut, on laisse un Brigadier avec un Soldat ; on ramène les Che-vaux jusqu’au logement ou au premier endroit voisin , diofql’on pourraavoir des secours pour la ramener ou pour la mettre en sûreté; on requiertces secours au Commandant militaire , s’il y en a, ou à la Municipalité.
En conséquence des radoubs, s’il y a des Forges et des Ouvriers dansle Convoi , elles doivent marcher les dernières , avec les Ouvriers et lesPièces de rechange.
Le Convoi prend la droite du chemin, et jamais ne le coupe sansnécessité ; on ne permet pas aux Soldats de quitter leurs chevaux. LeConducteur se porte souvent de la tête à la queue du Convoi, pour lessoins à donner a la conservation des Voitures.
On tire les chevilles à la romaine des timons , dans les montées et à ladescente rapide du passage d’un fossé , ou ravin , etc. étroit et encaissé ,pour faciliter le tirage , le passage, et conserver les timons ; on replaceles chevilles aussitôt après.
Il faut enrayer à propos en marchant, et à la jante convenable (a). Leschaînes d’enrayage et enrayures sont proportionnées de façon que la bandeqiu doit frotter lorsqu’on enraye où on doit, porte à terre par son milieu,qui est vis-à-vis la jonction des jantes ; sans cela , si la bande porte parson bout, les pierres font sauter les clous de bandes. Si les chaînes sonttrop longues , elles couperont le rai, qui résiste seul à l’effort que doitsupporter la jante , et la bande ne porte plus sur son milieu. Le Conduc-teur cl’Artillerie doit se hâter de faire raccourcir la chaîne, et d’en avertirà son arrivée pour qu’on le fasse. S’il a bien examiné ses Voitures la veilledu départ, il se sera aperçu de ce défaut. Si l’enrayure est trop longue,il la raccourcira par un nœud.
Il faut faire reconnaître le lieu favorable à parquer le Convoi . Les terrainsincultes secs sont ceux qui conviennent le plus. Si les objets qu’on portecraignent l’humidité, on demande ira Commandant militaire ou à la M uni-cipalité du logement un endroit à l’abri. Si les objets ne sont pas renfermés ,on demande un lieu où ils puissent l’être sûrement; si on ne peut obtenirce local favorable , si on n’a pas d’escorte , si le Train ne peut fournir Unegarde, on en demande une jusqu’au départ. On faitla visite du Convoi avecle Commandant de cette garde, en le lui remettant lorsqu’il est arrivé etparqué ; on fait de même avant de se remettre en route , pour s assurer