SUR LA FORTIFICATION. IO7I
Les Flèches , petits redaus de 12 toises environ de face , sont placées sui-tes angles du glacis. Si elles sont sur les saillans, elle^sont mal flanquées,Me défendent l ien, et offrent, par leur communication, une tranchée toutefaite à l’ennemi ; sur les rentrans, elles 11’ont aucun de ces défauts. On nedoit pas les élever assez pour masquer le feu des Ouvrages qui sont en ar-rière; et il faut aligner leurs faces à 2 ou 3 toises de la crête du glacis quiest en avant, pour qu’elles 11e soient pas enfilées par l’ennemi parvenu sur°ette crête; il faut enfin que ces Flèches, pour être défendues et 11’offrirl’oint d’abri à l’assiégeant, soient précédées d’un fossé non saignable ou** “n chemin couvert.
Les Lunettes, espèce de petite demi-lune qu’on place sur lesangles du che-min couvert, au bout du glacis, ou au bord de l’avant-fossé, s’il y en a un,rendent les approches difficiles, protègent les sorties, flanquent toutes lesparties de l’avant-fossé et de l’avant-chemin couvert, et forment une pre-mière enceinte, qui, même prise, gêiie les logemens de Tennemi : il fautleur donner un fossé et un glacis pour les empêcher d’être tournées, et dé-rober leur escarpe aux premières batteries. Il faut qu’elles aient une capa-cité à pouvoir contenir env iron aoo hommes, et les disposer de façon'lu’elles forment des rentrans et des saillans : une enceinte a grande demi-lune, quand ses angles sont obtus, se prête à cette disposition : la place estalors considérable, et ce 11’est qu’à celles de ce genre que cette ceinture d#Lunettes peut convenir.
Voilà pour la disposition générale des Ouvrages. Mais la construction deChacun d’eux doit encore être soumise à une discussion particulière, quif onsiste à calculer la dépense d’une Pièce de fortification , ainsi que la ré-S| stance, d’après un journal de siège, afin de pouvoir estimer lequel desdeux ouvrages que Ton compare, doit être adopté de préférence à l’autre.Ainsi, lorsqu’un projet coûte moins qu’un autre, et procure une défenteplus longue, on l'affirme meilleur.
§. II.
RELIEF.
Apres avoir examiné l’ordonnance des Ouvrages d’un, front de Fortifica-ion 1 c ansun jilanhorizontaljou faisant avec l'horizon un angle quelconque,ce qui donne les.différentes longueurs et inclinaisons des faces, des flancs et| es courtines ^ il faut considérer 1 ordonnance de ces mêmes Ouvrages dans«•plan vertical, où, ce qui est la même chose, dans le profil qui lions lais-sa apercevoir les dimensions horizontales des objets, et leurs hauteuismisolues et relatives.
^ La largeur des remparts a été déterminée sur la longueur d’une Pièce detalu^” >al, ‘‘ nc \ son recul, et l’espace nécessaire pour la manœuvre. Leurranets SU1 C . e \ u .' d" p l )rei| nent naturellement les terres. L’épaisseur des pa-de a ' eSt . re 8 , d après ce principe d’expérience, qu’un boulet de i(> auPlace*doit ^ ^ a pieds dans une terre bien assise. Le parapet de la
dominer 2 ° * P’eds de commandement sur la campagne, afin de
même le plus fl f r f” uemi ; et le parapet de tout autre Ouvrage,
_i _ ,, lut > J pieds de commandement sur le chemin Couvert qui
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veloppe; d’après cela, _ t __
mer au moins 3 o pieds ""J ^profondeur de» fossés sou V
contrescarpe doit eu avoir 11. La largciu * i
i ** 1 "."i '*'" 1 wih, et pour se mettre à l’abri de J’escalade, il fauti nner au moins 3 o pieds de hauteur au revêtement de l’escarpe; ainsi la