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la Place assiégée, non compris les Troupes pour l’Artillerie; celles néces-saires aux attaques et à leurs préparatifs : la garde des ligues, les patrouilles $les postes en avant du camp , les escortes, les sauve - gardes ; les hommespour les corvées, les subsistances, la police : les pertes en tués, blessés,qu’il faut remplacer.
Note sur VInfériorité de la Défense <
On a résumé précédemment, en 48 n°“, les soins et les opérations qui con-cernent l’Artillerie pour la défense des Places. Mais quand les Officiers dece Corps auront bien rempli, comme à leur ordinaire, leurs devoirs, ilfaudra toujours finir par se rendre, parce que l’attaque des Places a desmoyens supérieurs à ceux de leur défense. L’Assiégeant obtient cette supé-rioritésur l’Assiégé, i° par son développement de batteries plus étendu queles objets qu’il bat, et ceux d’où l’on peut le battre : il peut donc opposerà l’Assiégé un plus grand nombre de bouches à feu, que celui-ci n’en peutplacer sur les fronts attaqués...... ; 2° par la centralisation de ces feux, que
l’Assiégé 11e peut obtenir en général que par les méprises de l’Assiégeant...;
3 ° par un tir plus avantageux : car il peut battre à-la-fois de front et d’en-filade , de plein fouet et à ricochet les batteries de la Place, presque toujoursréduites au seul tir de front... ; 4 ° par l’inégalité de calibre de leurs canons:l’Assiégeant a le plus grand nombre des siens en Pièces de 24 î l’Assiégé eniti, parce qu’on prétend que ce calibre suffit pour détruire des parapets enterre mal affermie, et vu la difficulté d’avoir de grands approvisionnemensen Poudre dans toutes les Places menacées.... ; 5 ° par la différence de gran-deur du but sur lequel ils tirent : l’Assiégé cherche à raser un but en terre,de quelques pieds de haut, qui couvre les tranchées, les sapes et les batte-ries de l’ennemi ; l’Assiégeant tire contre des remparts élevés de plusieurstoises, dont le revêtement en maçonnerie, brisé par ses boulets et déjà re-poussé par les terres qu’il soutient, s’écroule en peu de jours , et lui offre 1
des brèches praticables.
Il faut donc améliorer la défense.
Yauban, qui créa par le ricochet, les grands moyens de l’attaque, fitpeu de chose pour la défense.Cormontaingne ne fit que quelques pas vers lebut de son amélioration ; depuis, plusieurs Officiers ont tenté vainementde l’atteindre. Le marquis de Montalembert, vers la fin du dernier siècle,donna plusieurs systèmes de Fortification qu’on appela, Fortification per-pendiculaire , parce que la plupart des Pièces de son Tracé étaient flanquéesà angle droit. Ces tracés, très-nombreux, sont une suite de longues facesformant des angles saillans et rentrans , comme les fronts de Fortification decampagne, qu’on appelle à tenailles ou tenaillés : les rentrans sont couvertspar des demi-lunes simples ou redoublées, les saillans par d’autres facesparallèles, comme les contre - gardes du système bastionné ; ce qui formecomme diverses enceintes, dont la dernière sert enfin de réduit pour capi-tuler. Mais l’Artillerie ni les troupes 11e pourraient soutenir, sur ces longuesfaces, le tir à ricochet de l’ennemi ; aussi de vastes et nombreuses casematesà l’épreuve de la bombe, et souvent à plusieurs étages, servent-elles à abri-ter la garnison, l’Artillerie et les approvisionnemens : enfin un dernier re-tranchement tout fait donne le moyen de se défendre jusqu’à la dernièreextrémité, sans fatiguer les troupes par des travaux forcés.
Ce système, à peine essayé à l’ile d’Aix par une défense maritime, discutéet combattu par plusieurs Ingénieurs, n’a pas été mis en entier à exécu-