Band 
Tome second.
Seite
1089
JPEG-Download
 

SUR L’iNFÉRIORITK DF, LA DÉFENSE . 1089

tion. Il paraît, malgré les calculs de l’inventeur, que la dépense seraiténorme, à cause des casemates et des revêtemens quelquefois détachés desterres. Il paraît aussi que, des que le canon des casemates peut battre dansla campagne, de la campagne il peut être battu : dès-lors, les casemates se-ront bientôt ruinées sans retour : c’est un but diminué peut-être, mais queles boulets détruiront avec fracas, repoussés par la maçonnerie, d’un côtésur 1 autre ; et ces casemates ne seront pas plus tenables que les terres-pleinsdes longues faces de ces systèmes.

Depuis 1813 , M. le G. C, Carnot, sortant du Corps du Génie , a donnédes systèmes nouveaux de défense, après avoir parfaitement prouvé tous les\ices que cette défense offrait par la disposition des fortiiications des Places,soit dans le système de Vauban , soit dans celui de Cormontaingne. Je vaisrésumer succinctement les hases des améliorations qu’il propose, et ne don-nerai un peu d’extension qu’à ce qui concerne l’Artillerie. M. 1 ? G. G. C. pa-raît tenir beaucoup à ses idées, et ses grands talens j asti lient cette ténacité :je rapporterai cependant quelques observations que j’avais faites sur sousystème, quoiqu’elles lui aient déplu , lorsqu’on les lui a communiquées,parce que la discussion éclaire , que l’objet est important, et que

Souvent l’invention , qu’ou vante sans réserve ,

Subjugue qui l’invente et cède à qui l’observe.

(Opinions , améliorations, etc., de M. le G. C. C.). Les moyens les plu»efficaces pour améliorer la défense des Places sont, i° un système de re-tours offensifs qui la réduisent à une série d’attaques partielles;

3° L’emploi d’une quantité immense de feux verticaux. Ce dernier moyenest essentiellement lié avec le premier, et doit en être regardé comme uneconséquence nécessaire. On va le prouver.

Ce sont les sorties irrégulières qui se font partout, à chaque instant,presque sans préparations, et non les sorties méthodiques, qui font la hasede ce système de defense.... Dans les sorties méthodiques, le faillie attaquele fort : dans lés autres , c’est le fort qui attaque le faible ; car, ou l’ennemi,qui a un développement immense de contrescarpe à garder, mettra peu deinonde à le faire, alors la sortie non méthodique l’écrase; ou s’il y metBeaucoup de monde, on l’accable de projectiles. Mais pour l’accabler deprojectiles, il faut conserver ses batteries et ses hommes; et pour conser-ver ses hommes , il faut des voûtes, des blindages inaccessibles aux feux del'ennemi, c’est-à-dire couverts par des remparts: donc il faut opposer àl’ennemi des feux verticaux ou courbes, (pag. 3 a 8 , 3 i 4 > 3 *’édit. in- 4 °-)-

« Ainsi, on doit faire des actions de vive foi ce le moyen prédominant » au-» tour duquel viennent se ranger, comme moyens secondaires, les feux de« rempart, les feux couverts, les feux verticaux, les contre-mines, etc.

» (pag- 44 *)-

» Il est de la nature des feux verticaux de ne point remplir leur objet,» lorsqu’ils ne sont pas extraordinairement multipliés; car sur xSo projec-» tiles, il n’y en a que i seul qui porte.... Cela ne les rend pas inférieurs aux* feux directs; car de ceux-ci, il n’y en a pas x sur 1000. » (pag. 34 ?.).

Le principe de la défense active, c’est-à-dire à retours offensifs, à coupsde main, s’adapte à tous les Systèmes de fortification; il ne faut que desdébouchés ou communications , et des feux verticaux employés avec pro-fusion. L’assiégeant étant dans des tranchées profondes, couvert par debons parapets,les feux horizontaux du canon, du fusil, ne valent rien con-tre lui ; mais une immense quantité de feux verticaux couverts est précisé?i. «9