ioqo Note
ment ce qui convient ; lorsque cet assiégeant est près, et en nombre., rièflne peut l’en garantir ( pag 444 , etc. ). D’où vient donc cet inconcevabledédain pour le système des casemates et des feux couverts ? (pag. 45a ).
Les casemates de Montalembert, et de quelques autres auteurs de Sys-tèmes de fortification, ne valent lien, parce que, pouvant servir aux clé-fenses éloignées, on peut les apercevoir de loin, et les détruire; et queleurs feux, commençant avec le Siège, occasionnant des consommationsénormes par leur durée, rendent les approvisionnemens insuffisans. Lescasemates doivent être dérobées aux vues de la campagne ; leur destinationest pour les défenses rapprochées.
Les feux couverts doivent être placés dans des lieux où ils ne puissentêtre battus directement, à moins que ce ne soit par des batteries très-infé-rieures. C.’est pour les garantir des bombes et des ricochets qu’on les cou-vre, et non pour lutter long-temps contre des batteries directement oppo-sées. Leur but principal est de prendre des revers sur les travaux del’ennemi.
Outre les feux couverts directs, il y a les feux verticaux ou courbes, dontl’usage est plus important que celui du canon tiré de plein fouet. Ils peu-vent être dans des casemates voûtées , ou sous des blindages à l’épreuve dela bombe. Les blindages sont préférables, étant moins dispendieux, et oc-cupant moins de place.... plus faciles à cacher, parce qu’ils s’élèvent moinshaut.... transportables an besoin... moins sujets à la fumée... plus difficilesà ruiner, parce que le clioc du canon étonne la maçonnerie des casemateset les dégrade promptement, et enfin parce qu’on peut les établir dans lesPlaces actuelles sans démolitions ni constructions nouvelles (i). (pag. ?55).
« Le système des attaques de Vauban est donc à-peu-près anéanti, du» moment que l’assiégé trouve le moyen de réserver une bonne partie de» son Artillerie pour la dernière période du Siège; et certes, cela n’est pas» bien difficile; car qui l’empêclie de substituer une immense quantité de» feux verticaux indestructibles aux feux directs qu’il ne saurait dérober à» la vue. de l’ennemi ? Qui l’empêche de couvrir, sur le rempart même
* chaque Pièce réservée pour le feu direct, par un blindage; et de ne la» mettre en batterie qu’au moment où l’ennemi ayant couronné le chemin» couvert, ne peut, par sa position, faire feu avec son Artillerie, ni de» près, parce que les batteries du couronnement ne sont pas faites: ni de» loin, parce qu’en tirant de ses premières batteries, il rencontrerait le*» travaux du couronnement?
» Donc, par ses dispositions, les barrières de l’Empire français sont inex-
* puguables, etc.» (pag.438).
On croit prouver la bonté de ces dispositions par le calcul qui suit :
Placez i mortiers de i? pouces sur chacune des 3 capitales du front atta-qué (a), l’un à droite, l’autre à gauche de ces capitales, en redressant en
(i) Uue Batterie blindée de 2 'pièces exige au moins Soo pieds cubes de bois.
Les Bois ont r pied d’équarissage.
Iü'aut 5i poteaux de 8 pieds de hauteur.
La couverture de la Batterie en poutres jointives du même équarissage est de ?»pieds sur ?3. ( Mémorial de la dépense de Cormontaingue, p. 38.) Que de dépensepour ? Canons î
(?) On peut de beaucoup augmenter ce nombre ; on peut en mettre sur les saillansdu Chemin couvert; sur la Tenaille, sur le milieu de la Courtine.... L» lieu le plus