SUR LES PONTS MILITAIRES. 1229
sont escarpés et obstaculeux ; enfin nulle part, dans les pays de montagnes,
où 1 Artillerie ne peut faire arriver ses Voitures. , ,
184. Pour se procurer, dans ces circonstances, des Ponts d environ 00 a35 pieds de longueur, on avait imaginé dans les guerres de 1792 , pourl’armée d’Italie , de porter 5 pièces de bois de 35 pieds delongueur et de 8pouces d’équarrissage, composées chacune de 4 ou 6 pièces coupees en bi-seau et à épaulement, assemblées à chaque jointure par deux fortes fretteset. un boulon à écrou ( ce que les Ouvriers appellent assembler en trait deJupiter), placé entre lésa frettes.... Au moyen d’un cordage, on faisaitpasser chaque pièce assemblée d’un bord à l’autre : on les plaçait parallèle-ment et à 3 pieds de distance entre elles, ce qui donnait une largeur de ilpieds 4 pouces, qu’on recouvrait de Madriers ordinaires de ta pieds de lon-gueur mis en travers. Ce Pont, dont chaquepoutre pesait environ 1200 Uv. ,pesait lui-même environ 12 milliers.
Mais ce Pont ne put servir , il s’écrasait sous son seul poids. Les dé-fauts de l’assemblage, augmentés continuellement par le dessèchement dubois, et la grande portée de ces poutres mal jointes, faisaient sa faiblesse.La trop grande portée des Madriers, n’ayant d’apptïi que de 2 en a pieds,l’aurait aussi rendu vicieux ( i34 ), s’il eût pu réussir, et eût nécessité en-core 2 poutres. D’ailleurs ces poutres étalent très-difficiles à placer par leurgrand poids.
l85. Pour remédier à ces défauts, on avait proposé de placer 7 pièces debois, telles qu’on va les décrire, à 16 pouces de distance : ce qui tonnaitune carcassede tablier de 10 pieds 4 pouces de large, sur laquelle on mettait
en travers des Madriers de 12 pieds de longueur. ^ _
Chaque pièce de bois était composée d une partie qu on appellera 5e-melle, et d’une autre qu’on appellera h aile.
La Semelle était formée par 3 pièces de bois de i4 pieds de long et aponces d’équarrissage, assemblées en deux endroitsen trait de Jupiter fio4,>avec 2 frettes et 1 boulon entre elles, traversant les parties coupees en bi-seau pour l'assemblage. A chaque bout de cette Poutrelle en 3 pièces, edu même côté, on fixait une pièce de bois de 3 pieds de longueur e emême équarrissage, en entaillant à crémaillère , et la longue loutre eles a petites, à crans inégaux et correspondans; puis on les joignai so i-dement au moyen de 4 frettes et de 3 boulons équidistans.... Je nommeraiCulées ces petites Poutrelles ainsi fixées. .
Ce Faîte était composé de 2 pièces de bois de îgpieds de longueur et c e >pouces sur 4 d’équarrissage. Chacune de ces Poutrelles était coupeeen si età un bout, formant un angle d’environ 80° , par un plan traversant la p usgrande dimension du liois. Le sifflet, à 2 piedsen avant et en arrière, étaitembrassé par une bande de fer de 6 lignes d’épaisseur et de là largeur c e 4pouces; cette bande, dans la partie inclinée du sifflet, et dans une es 3pièces de bois, était formée en demi-cylindre concave, sur la argeur rpouce, et dansl’a ntre pièce en demi-cylindre convexe, de façon a s en 0 refortement ensemble sans pouvoir s’échapper.... L’angle du t essous es2 demi-Faîtes, joints ensemble par leur sifflet, comme on vient de e auctau garni d’une charnière de 4 pouces de largeur, de 5 a 'b ne 'seur, et de 18 pouces de longueur pour chaque partie. I, une de ces part esétau fixée solidement h un dcmi-Faîte, et l’autre partie devait glisser, sanspouvoir sortir, dans 2 étriers fixés au bout de l’autre demi-l'aUc a 8 poucesde distance entre eux. _ . , . . , ,
A 6 pieds du bout non en sifflet de chaque dcmi-Fmte, et a f> pieds plusloin, dans le milieu de chacune de* faces latérales de 6 pouces de laige,.