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Tome second.
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ia 3 o ESSAI

étaient des boulons saillans de 16 lignes d’épaisseur de tige,dont la télé étaitformée en anneau d’i pouce de diamètre intérieur. Vis-à-vis ces boulonsdans le côté de la Semelle , c’est-à-dire à G pieds du bout des culées et à (>pieds plus loin, étaient des étriers de i 5 pouces de longueur, posés danslesens de la longueur de la Semelle , dans le milieu de son épaisseur, d’un ferde i o lignes, en laissant entre eux et le bois de la Semelle , uu jour d’i poucede largeur.

18(7. On avait par chacune des 7 pièces de bois servant à la constructiondu Pont , 8 boulons à tête ronde, peu saillante, de 1 pieds de longueur etde 10 lignes de diamètre, destitués à être mis dans les anneaux de boulonsdes dcmi-I'aües , et dans les étriers correspondans de Sejnelle.

1S7. La construction du Pont était fort simple. Par le moyen des cor-dages , on faisait passer les 7 Semelles en les posant solidement à un bordpar un bout, et les suspendant et abaissant jusqu’à l’autre bord : on lesmettait parallèles, de niveau, et à i 5 pouces de distance entre elles. Oules bâtissait dans les piliers del’Arcbe : ou, les faisant porter sur un fortMadrier par leurs bouts, on les y assujettissait avec des piquets plantés àdroite et à gauche, quand ce n’était pas une Arche rompue.

En le suspendant de même par un bout avec un cordage, on plaçait succhaque Semelle son Faîte, en le faisant arc-bouter, à chaque extrémité,contre les Culées de la Semelle. On plaçait à droite et à gauche, dans lesanneaux à boulons de Faite et dans l’étrier correspondant de Semelle, lesboulons de 10 lignes d’épaisseur.

On mettait les madriers en travers sur les Faîtes pour former le Tablierdu Pont .

188. On s’aperçoitaisément par cette construction, quetoutlepoidsdonton chargeait le Pont, agissant contre les Culées , tendait à relever les Semelles,qui 11’avaient rien à supporter, et ne faisaient résistance que dans le sensde leur longueur pour ne pas se séparer. On s’aperçoit aussi que cet équi-page est très-léger, que les poutrelles du Faite n’ayant que la portée à-peu-près de celles des Bateaux , et ayant environ l'équivalent de leur équarrissage,sont en état de soutenir les plus lourds fardeaux. Malgré ces vraisemblances,il faut soumettre ce genre de Pont à l’épreuve, qu’on n’eut pas le tempsd’en faire.

Des Ponts de Pilotis.

jH t). Les Ponts de Pilotis se font sur les Torrens, et sur les rivières quileur ressemblent ( comme le Var , etc. ), où on ne peut même établir «lesPonts de Bateaux , parce que leurs eaux charrient des sables, forment desbancs qui changent continuellement de position, arrachent les Ancres, ouemportent les Paniers pleins «le pierres «qui en tiennent lieu et entraînent les.Bateaux.

i go. Quand ces Ponts sont considérables, et «loivent suhsister long-temps,tels que ceux sur le Var , ils ne sont pas construits par l’Artillerie : ce «jutl'ait qu’on 11’entrcra pas dans de grands détails sur cette espèce de Pont .

tyi. Il faut, «les bols à portée, des Agrès , «les Outils, des Ouvriers.

Les Pilots ou Pilotis seront de Chêne, «l'Orme , de Mélèze, de Pin , de