ESSAI
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Î mur arrêter les premiers efforts de ce qui sera charrié ou envoyé contree Pont : on joint ces Pilotis par des pièces de bois (194).
iç) 4 - Comme le Var est une des Rivières torrentueusesqui offre le plusde difficulté à l’établissement des Ponts de Pilotis, on va rapporter quelquesnotes relatives aux Ponts qu’on y a construits.
Le Var grossit beaucoup du xS juin au i 5 juillet, et à la fin de sep-tembre.
On fit, en 1708, un Pont de Pilotis sur le Var , du 13 juin au i 5 juillet,devant le village de Saint-Laurent, à une lieue de Nice , sur une largeurd’environ 660 toises. Il fut emporté le 27 septembre.
On a fait un Pont de Pilotis sur le Var , en 1744*
On a fait un pont de Pilotis sur le Var, en 1793.Il fut commencé en
octobre, et mis à 200 toises au-dessous du village de Saint-Laurent. Cepont fut mal conçu, faiblement exécuté, mal réparé, mal entretenu. Onl’avait recouvert Je gravier.
Pour conserver ce Pont, continuellement endommagé par les eaux, etc.on avait employé en partie le moyen de la ligne de Pilots plantés en avantdu Pont, indiqué précédemment (193).... Le grand courant du Var étaitalors tout-à-fait contre la rive droite. A 200 toises environ au-dessus duPont , sur la rive droite, on avait planté sur un alignement, qui abou-tissait à-peu-près au milieu du lit du Var, deux rangs de Pilotis en quin-conce : les Pilots de chaque rang distans d’environ 18 pieds , et les 2 rangséloignés de 12. Du lieu où finissait cet alignement dans le lit du Var , pa-rallèlement et à quelques (6t.) toises du Pont , jusqu’à la rive gauche, ondevait continuer de planter 2 rangs de Pilots en quinconce; mais cette der-nière partie du travail ne fut pas achevée. Ces rangs de Pilots obliques , par-tant de la rive droite, ne rejetaient pas vers le milieu de la Rivière , lesbois qu’elle charriait, comme 011 se l’était promis; mais ces bois s’enga-geaient dans les Pilots, on ne pouvait les retirer, ils les culbutaient et ve-naient en masse contre le Pont, au lieu de venir eu détail. Les eaux, ar-rêtées par ces bois engagés dans les Pilots, allaient creuser de nouveauxcourans, en prenant une autre direction : ce qui obligeait de se fortifiersur toute la longueur du Pont .
On voulut profiter de ces Pilots plantés obliquement, pour faire faire unebifurcation au Pont , dans le passage des grandes eaux,où il risquait le plusd’être rompu,; mais cette idée ingénieuse et peut-être bonne, ne fut pa*exécutée.
M** imagina, pour conserver ce Pont du Var fait en 1792, de le garnir,en 1794 , dans toute sa longueur, d’un rang de poutres entées les unes surles autres, portant de chaque côté sur les Pilots extérieurs du Pont : il pré-tendait que, quand l’eau entraînerait quelques piles, il rétablirait le Pont sur ces poutres faisant office de longerons sur les brèches : mais on a vu(184) combien ce moyen était impraticable ; aussi le fut-il, et le calcul surla force des bois aurait dû le faire présumer.