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Tome second.
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SUR LES PONTS MILITAIRES. 1231

Sapin, P tc. Les premiers sont les meilleurs, etc.; on les enfonce avec desSonnettes.

Les Chapeaux ou Traverses se font de toute espèce de bois, ainsi que lesLongerons ou Poutrelles, Madriers, Poteaux , Garde-fous, Appuis, Liens,

Entretoises.

Si on n’a que deux Sonnettes, chacune enfonce une file de Pilotis .... Sion a 4 Sonnettes, on commence l’ouvrage sur les deux rives, en suivant

exactement l’alignement.

Si on est obligé de s’échafauder, on le fait avec des Chevalets que 1 oncouvre de Madriers.

Si on ne peut mettre les Chevalets dans l’eau, on met les Sonnettes surdes Bateaux, et l’ouvrage va plus vite.

xga . Les Pilots s’enfoncent de 2 en 2, ou de 4 en 4 sur la largeur duPont tet ces rangs de 2 ou de 4 Pilots sont espacés de 18 à 20, ou 22 pieds suivantla rapidité de la rivière.

Les Pilots enfoncés, on fait les tenons de leur tête ( 1 ) et les mortaises duChapeau , qui est une pièce de bois qil’on pose en travers sur la tête desPilots.

Sur les Chapeaux on place, comme dans les autres Ponts , des Longeronsou Poutrelles , puis des Madriers.

Deux Pilots suffisent par Travée , si le volume d’eau et sa rapidité nesont pas considérables : on en avait mis 4 au Pont fait sur le Var en 1792,et on n’avait espacé les Travées que de 9 pieds. Cette distance était troppetite : les bois , que les eaux charriaient dans les orages, ne trouvant quedes espaces de 9 pieds pourpasser, s’arrêtaient aux Pilots, et les entraînant,rompaient le Pont. Ce grand défaut ne pouvant être corrigé (2) qu’en re-faisant le Pont , nécessita des réparations continuelles, et interrompit sou-vent la communication avec la France .

ïj) 3 . Les accidens sont presque inévitables à cette espèce de Pont ,il arrive souvent que les eaux fouillent au pied des Pilotis, les soulè-ent et es emportent. On se garantit de ces affouillemens quand ils 11e sont1 as Viotens, eu enveloppant de fascinage le pied des Pilotis.

C ^ au xPil°tis, on met un Pilotis en arrière de

nue V*? C ‘ G T* ° U ^ » dont la tète ne s’élève au-dessus des eaux

1 J pri ,*p , 1 2 ^ le s , 5 011 j olî1 ^ P a1 ’ une moi se, les Pilotis des 1 ’ravées, avecbrasser tons 1 -p? Ce ’l’ en faisaut U!,e retraite à la moise qui puisse les em-I \] ■ v * ’ * 1 assure avec des broches de fer ; cette moi.se est parai-

est arrêtée de’même. *“ ^ antre ^ P rend e “ écllal P e les Pik > tis - et

On garantit ces Ponts d insulte, comme on l’a prescrit ci-devant (109).tm u ,P eu î aussi » en avant des Piles, planter 3 Pilots, en tiers-point, liéeJ. r es pièces de bois , qu’on peut même coffrer, ce qui fait une espècePilots” 011 ^ U1 C < ' tu " rnc tout ce qui veut passer, et garantit de leur choc les

n peut encore planter en avant des Piles, un rang de Pilotis a9sez près ,

, et ou se

(1) Si le Pont doit être de peu de durée, on ne forme point âc ", ;

contente d’unir le Chapeau aux Pilots, par des Crampons, ou des Clameaux , ou desBroches de fer.

(2) Si on eht arraché alternativement un rang de Pilots , ceux qui seraient r.steseussent été trop faibles, les autres bois trop «ourts , «te.