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Tome second.
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SUR LF.S FONTS MILITAIRES» 19.55

l’on ne peut rien apprendre, si les autres arts y sont tiaités comme lesPonts militaires. Les sciences ne peuvent être développées en ic o in t,et il est surprenant qu’un grand mathématicien ait pu avoir ce 1deux Officiers généraux continuateurs tjni ont fait le supp tmen , ’Militaire, dans l’Encyclopédie méthodique, sans doute presses par es enemens, ont, malgré leurs talens, laissé tout à desirei c ans ai i . .

Ponts , excepté des phrases inconvenantes et non mentees, sur e oi pde l’Artillerie. {Art Militaire , 4 e vol., pag. 833 , édit, d gasse.)

« Cependan t M. Guillottée, Officier de Gendarmerie, P™P° sa un , °" t»> portatif, qui reçut les témoignages les plus flatteurs de MM. d em >ei ,

» Courtivron , Vaucanson. Il suppléait à un Pont de iao Pontons, siu

» une rivière de îoo toises de largeur (i). Les i ao Pontons seuls aui aient» coûté 180,000 fr.j celui-ci, 80,000 fr. En total il avait plus de largeur,

» plus de solidité, servait sur tous les fleuves, et exigeait 100 chevaux de» moins: mais M. Guiliottée n’avait point l’avantage de tenir au Corps» de l’Artillerie, et sa découverte, quelque avantageuse qu’elle pût être,est restée dans l’oubli ; ce qui arrive trop souvent, toutes les fois qu une» découverte, même très-utile, n’est pas prônée et protégée par des hom-» mes réunis en corps, qui ont plus de moyens que de simples particu-» tiers, de se faire craindre et écouter par les Ministres; ce qui vient» d’arriver à un adjoint de l’Etat-Major des Années, aussi au sujet d un» Pont militaire portatif, confirme cette assertion déjà malheureusement» d’une -vérité triviale . » Eh pourquoi ne pas donner la description duPont de M. Guillottée, puisqu’il était si universel, si hou, si large , siléger, si peu cher ! ! ! On veut bien ne pas relever encore les irréflexions ,les contradictions, etc., de ces phrases encyclopédiques. Est-ce qu’uncorps se fait craindre d’un Ministre : et si cela était, ne serait-ce pas plutôtl’Etat-Major des armées, que la modeste et utile Artillerie qu’on redoute-rait? et si cela n’esl pas, que devient la vérité triviale ? et cetie imputation,que l’esprit de Cojps étouffe tant de découvertes précieuses...

Jetons un conp-d’œil sur ce Pont très - goûté, rapporte-t-on, parMM. Monge, Prçmy, Vallongne, qui doit remplacer le Ponton , le Bateau ,le Radeau, pour passer tous les fleuves paisiblement ou à force ouverte. Casont des outras en cuir ou en toile vernissée, de Caout-chouc, faites enellipsoïde, dont le grand diamètre a 6 pieds J pouces; le petit, 2 pieds,et la hauteur (ce qu’on ne conçoit pas dans l’ellipsoïde) 2 pieds, pesant70 livres, ayant 18 pieds cubes de volume, et pouvant soutenir de toooà x,îoo livres.... Le tond supérieur de l’outre est fixé à un châssis et plan-cher supérieur; le châssis est un hexagone symétrique,'ayant, de longueur,6 pieds 9 pouces 3 lignes; de largeur, 2 p.“g p. 3 lignes, et ta lignes d’é-paisseur : un tel hexagone est trop indéterminé pour qu’011 puisse savoir sion y met une ou 2 ou 3 , etc. outres : le fond inférieur des outres est aussigarni d’un plancher; d’où Von devrait conclure qu’on met les outres de-bout; mais ensuite on parle de les assembler en train de 7 , dont 3 , misessuivant leur longueur, et 2, de chaque côté de ces 3 , appuyées contreelles; ce qui aurait la forme d’une arche de Pont , et n’offrirait aucune priseau courant, puisque ce train le fendrait par les bouts minces et arrondis desoutres.... En voyant de telles arches, cette façon de résister an courant, surun fleuve rapide, l’obscurité et les contradictions de la description de ce

(1) 11 ne faut pas iîo Pontons pour une Rivière île 100 toises de largeur, parcequ’il ne faut que c Ponton par 10 pieds; cette première basse etaut fausse , ou sruttout le vide des éloges donnés au Pont de M. Guillottée.