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déjà avant minuit trois fortes colonnes avoient atteint la riveopposée. L’armée continua le passage toute la journée dua 4 - Ceux qui furent témoins de cette opération ne s’éton-noient pas moins de la précision et de la célérité avec lesquel-les elle fut exécutée, qnedela beauté et du nombre des trou-pes de toutes les nations de l’Europe qu’ils voyoient affluer etmarcher réunies sous les ordres d’un même chef. Là s’éva-nouirent toutes les espérances de paix que l’on avoit entrete-nues jusqu’à ce moment.
Les annales de la gloire militaire, ajoute notre auteur,n’ont jamais présenté déplus valeureux soldats, des hommesplus intrépides contre le feu de l’ennemi ? contre les fatigueset les privations de tous genres. Je suis trop Français , pour-suit-il, pour ne pas applaudir au succès et à la bravoure denos soldats ; mais il ne s’agit pas seulement de mettre en évi-dence leur courage, dont personnenedoute; il faut produiredes résultats , et tout se borne encore à la prise de quelquesbelles positions. Plus loin il décril la plus ancienne ville dunord en flammes, et au milieu de ses débris fumans , une ar-mée française à plus de sept cents lieues de ses foyers. Ledétail des désastres qui suivirent cette catastrophe est expo-sé avec beaucoup de vérité dans les lettres qui suivent la des-cription de l’incendie de Moskow . L’auteur fut fait prisonnieret envoyé à Saint-Pétersbourg . Il date de cette ville les détailsintéressans qu’il donne sur les mœurs de la Russie et de laPologne . 11 peint le sort malheureux des paysans attachés àla glèbe. Plusieurs doivent à leur seigneur la presque totalitédes récoltes, et un certain nombre de journées de travail parsemaine. D’autres ont la permission défaire du commerce,et lorsqu’ils ont gagné leur rançon , ils traitent de leur liber-té; mais trop souvent elle leur coûte bien cher.
M. de Puibusque sc délasse de scs relations militaires , endécrivant les amuseinens des Russes , cl entre autres ee je»*des montagnes glissantes,qui a étéimporté depuis en France ;il paroît que les liabitans de Saint-Pétersbourg ne sont pasmoins charmés que nous de ce frivole amusement.
Nous n’entrerons pas dans de plus longs détails sur cet ou-vrage, qui en est à sa seconde édition. Il est écrit avec pure-té, et nous pensons qu’il pourra fournir d’utiles matériauxpour l’histoire de la guerre en Russie . ( Extrait du JournalGénéral , du 25 juillet 1817.)
De l'Imprimerie de DEMONVILLE, rue Christine, n° *•