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Tome second.
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i'armée; l’idée d’un pareil livre a été une lionne fortune ;l'exécution n’en est pas moins heureuse. Cet ouvrage seralu avec plaisir par les gens du monde, avec fruit par lesjeunes militaires, avides de connoître tous les chemins quimènent à la victoire , et avec rcconnoissance par les famillesdes braves dont les paroles mémorables ont été recueillie»dans ce traité, nouveau monument élevé à la gloire de nosguerriers.

LETTRES SUR LA. GUERRE DE RUSSIE EN 1812 ,

Sur la ville de Saint-Pétersbourg , les Mœurs et lesUsages des babitans de la Russie et de la Pologne \ pavM.L. V. de Puibusque; 2 e édition augmentée, t vol.in-8. 4 fr. 5 o c., et franc de port > 5 £r. 5 o c.

L’histoire des années qui viennent de s’écouler aura d’au-tant plus de prix aux yeux des ltommes qui la liront un jour ,

libres de toutes ces passions qui nous tourmentent encore,que les entreprises terribles qu’elle retracera n auront rien decommun avec ces querelles de famille, avec ces guerres puerileset vides de résultats qui les avoient précédées : ici, aucontraire, s’étoient agités auparavant, et s agitoicnt encoreles plus grands intérêts des nations ; les sociétés étoientébranlées ; les peuples se regardoient avec des yeux inquietset jaloux ; les nations se sont levées; et ce grand mouvementa retenti jusque dans les régions les plus lointaines; mais,enfin , ces tourmentes , ces sanglantes calamités n auront pasété entièrement perdues pour le genre humain ; et des constilutions , plus ou moins appropriées au caractère des peuples ,auront affermi de toutes parts ( espérons-lc du moins ) le ré-gné de la paix avec celui d’une liberté raisonnable.

Cette guerre de Russie , comment en parler de sang-froul ?là se retrouvent tant de faits prodigieux , tant de dévoue-ment , tant de constance au milieu des rigueurs t unclimat d’airain ; la faim sans espoir, la fatigue sans soulage-ment, la mort sans victoire! Nobles et aveugles victimesd’une entreprise insensée , elles périrent pour un ambitieux .Elles croyoient périr pour la France .

Quatre cent mille combaltans , dit M. de Puibusque, * rai *liant après eux une immense artillerie et tout altnaiqu’exige une pareille multitude, arrivèrent le u 3 juin i»iasur les bords du Niémen . Aucun passage n’y existoit. iout acoup, trois ponts y furent jetés comme par enchantement, et