4<?o Mémoires de l’Académie Royale
M. le Comte de Ponchartrain ayant résolu de faire tra-vailler à un second volume du Neptune François, qui comprîtla Méditerranée, chargea de ce soin M. de Chazelles, dontil connoiíîòit le mérite par la grande part qu’il avoit eue auxopérations dn premier volume de cet ouvrage; il 1 envoyaau Levant en i ócj 3.
Son travail fur les côtes d’Egypte, de Syrie, de ChypreLe de Turquie fut aussi utile qu on í’avoit espéré ; & l’on nepeut en faire un plus grand éloge, qu’en rappelant l honneurqu’il lui procura detre reçu dans cette Académie.
M. de Chazelles ne cestà de recueillir, autant qu’il put,des matériaux pour remplir les vues du Ministre jusqu en170 1 ; c’est alors qu’il donna-à f Académie le Profpeâus dece second volume du Neptune François, ou Portulan de laMediterrane'e, qui, suivant ce qu’il annonçoit, devoit être unPortulan raisonné, composé de trente-deux Cartes.
Les observations de latitude & de longitude faites en 1700Se 1701 , par le P. Feuillée, dans l’Archipel & à Tripolifur la côte d’Afrique , rapportées dans les Mémoires del’Académie de 1702, furent encore une augmentation pré-cieuse de matériaux pour M. de Chazelles : mais il s’en fautbien qu’il en eût afíèz de ce genre, pour pouvoir en faire,suivant son projet, la base de son ouvrage.
D ailleurs, il trouva, fans doute, moins de facilités qu r!ne l’avoit cru dans la réunion en un seul corps qu’il comptoitde faire de toutes les Cartes particulières levées par les diversOfficiers de marine & Ingénieurs, Sc des journaux ou mé-moires qu’il avoit recueillis, puiíque, malgré tout son zèlepour la formation de ce Portulan ; il n’en avoit encore rienproduit lors de fa mort, arrivée en 1710.
£n voici une autre preuve.
En 1737 , M. le Marquis d’Albert, alors chargé du Dépôt,Le au zèle duquel on doit un grand nombre de Cartes ma-rines qui en sont émanées & reconnues pour les meilleures,estaya de faire reprendre le projet de M. de Chazelles en-tièrement oublié juíqu’aíors..