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Au point de vue général de l’allure des couches tertiaires rencontréesaux travaux des bassins, on peut dire que les sables à Isocardia s’inflé-chissent vers le nord. En effet, après avoir été traversés lors des travauxde creusement du chenal de jonction des bassins et avoir été rencontréslors des premiers travauxde prolongement du bassin du Kattendyk, ils nel’ont plus été lors des derniers. Leur inflexion est même assez rapide,puisque, au chenal de jonction, leur base se trouve à la cote — 4.78, tan-dis que les travaux de creusement des cales, qui ont atteint la cote — 4.75en certains points, n’y ont pas pénétré profondément. Un sondagepoussé jusque vers la cote—6 n’en a d’ailleurs pas atteint la base. Cetteparticularité explique peut-être comment il se fait qu’en avançant vers lenord, on rencontre des couches non observées jusqu’ici et donnant auxsables à Trophon une puissance supérieure à celle qu’on leur avaitreconnue.
Le banc inférieur à Trophon, qui paraissait sensiblement horizontaldans les Cales s’inclinait en réalité vers le Kattendyk; mais on comprendraque les circonstances qui ont précédé sa sédimentation, c’est-à-dire unedénudation des sables sous-jacents, ne nous permettent pas de rienpréciser relativement à son allure, à cause du rapprochement des pointsobservés.
De même que le sommet des sables à Isocardia manque au Kattendyket aux Cales, de même les sables argileux supérieurs ont probablementperdu de leur importance avant le dépôt des sédiments qui les surmontentet qui sont beaucoup plus récents que ceux dont les dernières couchestertiaires sont généralement. recouvertes aux environs d’Anvers . Il estimpossible d’ailleurs de supposer que la région dont nous nous occuponsait été émergée pendant tout cet intervalle, c’est-à-dire pendant l’époqueoù s’effectuait le dépôt des diverses formations quaternaires si bien repré-sentées au sud d’Anvers et pendant le temps de la sédimentation uni-forme du sable campinien.
Il est vrai qu’en plusieurs points des travaux, et notamment en unpoint des Cales 1 , le terrain présentait, à la surface des sables argileuxsupérieurs, une zone altérée et durcie qui attestait l’influence des agents
motif pour lequel le phénomène de verdissement fait réapparaître, non pas les grainsglauconieux primitifs, mais un dépôt argileux verdâtre qui n’est autre chose que la recon-stitution en sels ferreux de l’oxyde ferrique imprégnant la masse des sables précédemmentaltérés. (E. Van den Broeck. Mémoire sur les phénomènes d'altération des dépôts superfi-ciels par Vinfiltration des eaux météoriques, étudiés dans leurs rapports avec la géologie,stratigraphique. Mém. cour, et Mém. sav. étrangers. Acad. R. Sciences de Belg. 1881,t. XLIV, p. 49.)
1 Point K du plan.