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Observations géologiques faites a Anvers a l'occasion des travaux de creusement des nouvelles cales sèches et de prolongement du bassin du Kattendyk / par P. Cogels & E. van den Broeck
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météoriques et qui fournissait ainsi la preuve dune émersion du sol; maisces traces nous paraissent devoir se rapporter au commencement delépoque moderne. On les constate, en effet, sous les sables servant de sub-stratum à la tourbe et contenant des éléments triturés et lavés quidénotent un transport par des eaux courantes.

Le site des bassins, au nord dAnvers , a participer, comme toute larégion avoisinante, à lémersion qui a suivi le dépôt du campinien. Siles sables de ce dernier système ne se trouvent pas ici, alors quils seprésentent ailleurs à des cotes supérieures et à des cotes inférieures, ilfaut admettre quils auront été enlevés par les cours deau qui ont creuséleur lit dans les sables tertiaires, et cest à ce moment, croyons-nous, queles points les plus élevés du terrain, restant exposés au contact de lair,auront été le siège dun phénomène analogue à celui qui produit lalimonite des prairies.

Les dénudations locales et les ravinements que nous avons observéssont encore dus, pensons-nous, au même mouvement du sol qui a faitémerger les sables campiniens. Cependant, loin de saccuser, ce qui nousserait attesté par lapprofondissement du lit des cours deau, le mou-vement dexhaussement sarrête et nous trouvons aussitôt des preuves duralentissement des courants dans les dépôts grossiers qui saccumulentdans les dépressions, puis dans la couche uniforme de sable blanc quivient combler leur lit et recouvrir toute la zone sur laquelle ont porténos observations. Il serait difficile de ne pas voir ici lindice dun légeraffaissement du sol, quelque circonscrits quen soient les effets appré-ciables aux environs dAnvers , dans létat actuel de nos connais-sances.

Quoi quil en soit, les nombreuses racines que ce sable contient attestentquil ne tarda pas à émerger et à se recouvrir dune abondante végétation.Cest lépoque dans la faune sauvage des environs dAnvers domi-naient les cerfs, les sangliers et les bœufs, dont on retrouve les restes àla base de la tourbe.

Létendue que cette dernière formation recouvre oblige de la rapporterà un phénomène général daffaissement du sol, dont le premier résultatdut être damener la destruction des forêts. Les cours deau qui, dabord,étaient assez forts pour charrier des troncs darbres, perdent ensuite deleur vitesse et toute la partie basse du pays disparaît sous une nappedeau stagnante dont il serait facile de retrouver les contours.

César décrit le pays des Ménapiens comme une suite de marais sans finet de forêts. La tourbe des Flandres est cependant antérieure à la domi-nation romaine, comme le prouvent les antiquités que lon a trouvées h sa