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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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DU CHEF E.N CAMPÀCNP

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Le chef qui s'imagine qu’il dérobel a connaissauce de ses faiblesses a u soldat, est un niais. I.csoldat le connaît mieux qu’il no sc connaît lui*meme ; qu’il emploie donc son temps à corrigermais non à cacher ses faiblesses.

L'égoïsme du chef est non seulement un déiàut, mais un vice qui ternît ses plus brillâmesqualités et lui die les trois quarts de sa puissan-ce morale sur scs subordonnés.

Le chef qui ne se persuade pas que du c'estson régiment, et qui au jour des privations oudes récompenses s’isole pour ne penser qu’à soi,reste isolé, il y est condamné.

Dans une affaire, au plus fort du danger, lechef doit reconnaître froidement les plus bra-ves; après l'affaire il ne doit sc reposer quequand ils ont été récompensés

Au bivouac, en face de ’ennemi, le chef doitdormir moitié moins que ses subordonnés ; lesréglements militaires en lui accordant plus dechevaux qu'à tout aulrc officier lui indiquentscs obligations de vigilance et de fatigues per-son nelles.

Tout le temps que dure une campagne lerepos lui est interdit, et il ne doit jamais plusveiller que lorsqu’il l’ail dormir ses hommes ; ily va de son honneur.

Après une affaire , si les blessés sont apportésau bivouac le chef doit les faire placer à coté desa baraque, pour surveiller les soins qu’on leuraccorde; s’ils manquent de paille leur donnerla sienne.

Dès que des prisonniers sont faits, lechefdoitles prendre sous sa protection spéciale et adou-cir leur position par des mots rassurants et dos