de l’officier. 35
qu'en garnison son colonel s’assure s’il sait pan-icr un cheval, nétover scs armes et son harna-chement ; on ne peut pas commander ce qu’onj ignore.
t^ue celui qui veut être véritablement officierau lieu deperdre son temps au café,se rapprochedes hommes qui peuvent l’instruire; qu’il fré-quente les diverses infirmeries à l’instant desvisites journalières des médecins et des vétéri-naires, qu'il suive leurs pansements; qu’il causeavec les hommes distingués,avec les soldats quiont bien vu la guerre et que renferme le régi-ment ou la garnison dans laquelle il se trouve ;qu’il regardeavec soin chez les maitresouvriers,comment se confectionnent ou se réparent leharnachement , l'habillement et l’armement;que sans fausse honte, il mette lui-même la mainI , à l'oeuvre; cette instruction lui sera de la pus
grande utilité en campagne, l’empêchera d'êtrejamais embarrassé, et lo fera choisir pour com-îmander tous les détachements qui s'isolant long-temps durégiment, et opérant à part,lui acquer-ront honneur et j uste avancement.
S’il a l’avantage de se trouver dans la mêmegarnison que des troupes d'autres armes,qu’auxinstants de liberté que lui laisse son service,il courre au plus vite dans les arsenaux, sur cesouvrages qu’élève le génie militaire, au poly-gone de notre artillerie, sur le terrain de ma-nœuvre de l'infanterie, là seulement il appren-dra les rapports relatifs des armes cntr'ellcs, il' jugera les difficultés et les possibilités de l’atta-
que et de la défense, en appréciant les vitessesdes formations, les distances du tir, etc.
Et si sur la frontière, ou pendant un armis-