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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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DU FERRAGE.

CO

si, aux haltes, il les visitait encore et appelait lemaréchal quandil manque un clou, les fers nese perdraient pas.

Les bons maréchaux sont rares. Il faut qu'uncommandant d escadron surveille avec soin letravail de sa forge, etnhésite pas à faire rentrerdans le rang comme chasseur, le maréchal quiferre sans soin, et pique souvent les chevaux.

Les maréchaux sont routiniers, et font troppeu d’attention aux aplombs du cheval. Tantôtils mettent le cheval sur la pointe du pied, tan-tôt sur le talon, ce qui, dans le premier cas, pro-voque la piqûre ou mille autres accidents, et,dans le second, fatigue et use promptement lecheval, en obligeant les muscles extenseurs dela jambe à une action surnaturelle.

Un capitaine commandant, en entrant en cam-pagne, doit s’assurer plutôt vingt fois qu'une quescs hommes possèdent tous, non seulement uneferrure de rechange, mais au moins le doubledes clous qu’il faut pour la placer.

Si la saison est avancée, il doit veiller à ceque chaque homme ajoute à sa provision ordi-naire une certaine quantité de clous à glace.

Il doit aussi s’assurer par ses propres yeuxque la ferrure de rechange a été ajustée sur lepied de chaque cheval.

Dès qu’il voit sa provision de clous et de ferss'épuiser, il doit tacher par tous les moyens deréparer ses pertes, soit en faisant travailler scsmaréchaux, dès qu’il en trouve l’occasion, soiten prenant les fers de rechange des chevaux en-voyés au petit dépôt, soit en arrachant ceux deschevaux morts sur le champ de bataille. J’aitoujours vu qu’en campagne l’escadron qui