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courrait risque d’être renversé de cheval, et faitprisonnier.
Il y a boule à perdre ses armes; néanmoins i!est un cas où il est permis à un lancier d'aban-don ier sa lance, c'est celui où il on traversele corps d'un ennemi. J’ai vu p’usieurs (bis descoups de lance si bien appliqués, que l armeprise entre deux cotes après avoir traversé lo-moplate, était presque impo sible à retirer; lemourant crispé par la douleur, emporté parsoncheval, entraînait et la lance et le lancier quicherchait vainement à la dégager.
A Reîchenbach , le plus brave ancicr du ré-giment fut tué dans cette position , imdgré mesordres, mais par entêtement d’honneur malcompris; j'eus beau lui crier. Ta lance est payée ,il ne inc crut pas. et coupé des siens, il périt ac-cablé par le nombre.
Près de LîVe, un jeune véliîc du même régi-ment se trou\a dans la même position, je lui fisabandonner son arme; le prussien qu'il avaittraversé, alla tomber à 30 pas delà, nous répri-més le terrain que nous avionseédé qulequesinstants, et le véÜte ayant mis pied à terre pourdégager sou arme, ne put y parvenu* qu'en lafaisant sortir avec soin dans la même directionqu’elle était entrée.
A Vaterloo, lorsque nous chargeâmes les car-rés anglais , un de nos lanciers ne pouvant en-foncer le rempart de baïonnettes qu'ils nousopposaient, se leva sur scs étriers et lança sonarme comme un Dje'rid; la lance traversa unfantassin dont ta mort nous aurait ouvert pas-sage,si ce créneau n'avaît été vite bouché. C étaitune lance honorablement perdue!