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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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91 DE l’étude des terrains.

reconnaissances ont été cct'c nuit tic ce côté, etne l’ont pas rencontré ; d’abord le Iront de celteligne n'est pas rationnellement établi, car il nefait nullement face à nos troupes. Itegardons. —l.a ligne ne bouge pas. Est-ce de la cavalerie oude l’infanterie en bataille ? — Non; car la lignen’est pas Coupée par des ntcrvalles régu iers etd’égale largeur, etd'aillcurs la partiesupérieurede cette ligne quoiqu'assez parallèle à la partieinférieure, est néanmoins dentelée. — Serait-ceun bois ? — Non, la ligne est trop mince. Ou’esl-cc donc ? — C’est une baie. Elle est longue, uni-forme, et assez haute pour masquer une colonne-Il se dirige vers elle, et la longe, en la mettanten're lui et l'ennemi. Arrivé au bout de cettebaie, il aperçoit à une demi lieue un villageque son guide lui nomme, et qui se trouve êtresur la route qu'il doit tenir ; mais pour y parve-nir, il sera aperçu. Il s’arrête: observe quc-lcsvapeurs soulevées par le soleil (restent plus den-ses et plus lourdes à sa droite, et se prolongentsinueuses jusqu’à ce village. La ligne grisequ'elles forment devient à chaque ins'ant plusmince. Cette ligne s'étend parallèlement etassez proche du liane dro't de sa colonne. Il jugequ elle ne peut être motivée que par la présenced'un ruisseau qui coule dans un fond. Il tourneà droite à angle droit, marche perpendiculaire-ment sur elle de manière à ce que son mouve-ment soit masqué par la baie qu’il quitte, et,arrivé dans le lond, tourne & gauche» longe leruisseau et gagne le village.

A pris avoir côtoyé des vergers pendant unquart d'heure, la plaine s’ouvre de nouveau de-vant lui. Une ligne mince, blanche et Courte so