de l’étude des tebraiss. 93
plier isolé. On sort du bois, l'on sc trouve enplaine. Après dix minutes de marche, l'ennemise présente en force; charge franchement, etoblige à une prompte retraite. Le guide profitede l'instant de surprise pour s'échapper. L'offi-c er commandant la reconnaissance est réduit àses souvenirs, qui sont d'auinnt plus profonds,que l'habitude du dessin a mieux gravé dans samémoire les formes et les lignes des objets qu’ila remarqués en venant, et qu'il s'est retournésouvent pour reconnaître sous leurs deux as-pects. fi sait qu'il doit au retour retrouver à sadroite ceux qui étaient àsa gauche, et à sa gauclic ceux qui étaient à sa droite. Le peuplier,leta* de pierres brisées, le fossé nouvellementcreusé, le massif de genêts vert et jaune. la bar-rière ouverte d'abord; puis le bois sombre, puisLa clairière, puis le poteau, puis le grand arbremort, puis la mare, puis la borne, puis le clo-cher pointu, sont les jalons qui le ramènent aucamp.
L'habitude du dessin donne au souvenir unefaculté qu'onpourraitappeler instinctive ; ccstcelle de saisir pour ainsi dire malgré >oi, et sansêtre distrait d'autres pensées, la forme et lescouleurs des objets qui se présentent devantnous. Le premier exemple est tiré simplementde la forme des lignes. Je vais en donner un oula teinte des objets servira autant que leur sil-houette.
Un partisan à la tête de cent chevaux, sort dubivouac à la pointe du jour. Il est en plaine et ilveut dérober sa marche à l’ennemi. Une lignenoire et peu épaisse paraît à sa droite ; est cel'ennemi? — Ce serait bien étonnant, car des