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DES ESPIONS, PRS ENVOYES SEC11ETS.
I) Un officier <Tavant-garde emploie-Uil desespions P
U. Oui ; mais malheureusement trop rarement,parce qu'il n’a pas assez d’argent pour les bienpayer, et qu’en pays ennemi surtout, il est pi usque probable que l'espion mal payé, que vousemployez, deviendra le votre ; tous scs intérêtsse trouvent réunis pour qu'il on agisse ainsi.
I). A quoi faut-il donc subordonner lemploi desespions, et le degré de confiance qu'on a en eux ?
n. Au pays dans lequel on se trouve ; aux inté-rêts que les habitants ont à vous servir , à l'opi-nion que ecs habitants ont de voire force.
11 fa ut, de plus, mettre un grand soin* unegrande finesse, dans l'usage que vous faites deces espions ; autrement. U serai 1 à craindre quevos secrets ne fussent promptement apportés àl'ennemi. Il faut, pour ainsi dire, lorsqu'on estdans une position aventurée . attendre le retourd’un espion avec les mêmes précautions quecelui d'une reconnaissance, car il peut êtresuivi de l'ennemi, et vous valoir une attaqued’autant plus dangereuse, quelle serait pluséclairée, et plus sûre.
D. U ne faut donc pas prendre le premier venupour faire ce métier ?
H. Non. 11 faut d'abord tâcher de connaître safamille, ses alentours, et par eux, sa moralité,les relations qu’il peut avoir du coté de 1 enno-