I I 6 DES ESPIONS,
mi; puis, essayer do le séduire en l'intéressantà noire cause par de bons traitements, des ca-deaux, des espérances, et par l'opinion qu'on luidonne des succès certains de notre armée.
Il faut aussi, sans l’on menacer cependant,lui donner 1‘idée que s'il trahissait, on pourraitprendre sa revanche sur sa famille , sur sesbiens, etc.
I). Faut-il d'abord essayer un espion dans de pe-tites missions peu importantes el peu dangereuses ?
fi. Oui ; et à son retour être très lidèle à rem-plir exactement, et promptement, les engage-ments qu'on a pris envers lui.
Quand on l'a reconnu intelligent et dévouédans ces missions peu dangereuses, on le chargede plus importantes.
I). Lorsqu'on a de nombreuses informations àprendre sur f ennemi+en vharge-l-on le meme espion?
fi. Il faut d’abord apprécier le degré d'intelli-gence de l'homme auquel vous confiez une mis-sion. Si cette intelligence est bornée, il fautrestreindre la besogne dont vous la chargez.Ensuite, il est dangereux de mettre votre secrettout entier dans une même inain. Il vaut doncmieux sous tous les rapports, employer plusieursespions que vous faites partir à des heures diffé-rentes, que vous uirigez sur des points différents,et de manière à ce qu’ils n'aicnl aucune intelli-gence ntr'eux.
D. Si vous avez des raisons de vous défier de l'und'eux fautdl T arrêter ?
R. Pas toujours; mais bien le charger d'unefausse mission, qui lui fasse soupçonner l'arri-vée de nombreux renforts sur un point, mena-çant l'ennemi, et de l'exécution prochaine d une