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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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DES QUESTIONS A FAIRE.

H2

DES QUESTIONS A FAIBE.

On ne peut apporter trop de soins aux ques-tions qu'on adresse, parce que dans tel, ou telcas, les réponses qu'elles provoquent décidentd’une action grave-

Tout savoir, faire la part du vrai et du faux,de l'important, et de l’inutile, est un talent enguerre, une des qualités les plus précieusesd'un officier d'avant-garde*

D. Quel est le premier soin qu'on doit avoir lors-qu'on interroge ?

R. C’est de juger les dispositions morales decelui qui va vous répondre.

JD. En quoi cet examen importe-t-il?

R. En ce qu i 1 décide de la nature, de la forme»cl du ton des questions qu'on doit adresser.

O. N'y a-t-il rien de fdus à reconnaître ?

R. Si ; le plus ou moins d’intelligence du ques-tionné; cette connaissance devant aider au dé-veloppement, et à l’imporlance de nos ques-tions.

R. y ou s modifiez sans doute voire manière d in-terroger suivant le pay s dans lequel vous êtes?

R. Oui* En général il vaut mieux commencertoujours l'interrogatoire doucement, mais demanière à inspirer à l'interrogé la convictionqu’il ne pourra nous tromper. Il va, Sans dire,que si la guerre se fait dans notre pays, nous nedevons pas interroger, comme si nous étionsen pays ennemi: et que si ellcse fait en pays en-nemi, il y a encore des distinctions à faire entre