DES FOURRAGES BT DES VIVRES. H3
DES FOURRAGES ET DES VIVRES.
J’ai fait huit campagnes sous l'Empire et tou-jours aux avant-postes, je n'ai pas aperçu pen-dant tout ce temps, un seul commissaire desguerres ; je n*ai pu s touché une seule ration desmagasins de l'armée.
D. U n'y avait donc pas et administration mili-• taire ?
R. Jamais la haute administration militairen avait été remise en mains plus habiles et plusintègres; citer MM. Daru,Daure , Dufour, Rol-land, et tant d'autres , c'est tout dire,
D. Pourquoi donc cette administration n'avait -elle pas des agents aux avant-postes de cavalerielégère ?
R C’est que l’Empereur avait jugé qu'il étaitimpossible que ce fût. (Jue vouloir soumettre àla régularité des distributions une troupe irré-gulière dans tous ses mouvements, était folie,sur outà une époque si largement victorieuse,où nos armées faisaient la guerre à pas de géant,et où la cavalerie légère posait à peine dans scsbivouacs, qu’il fallait qu’elle les quittât.
I). Mais vous étiez alors en pays ennemi ?
R. Oui; d’abord, nous avions le bonheur devoir peser sur l’ennemi seul toutes les chargesdelà guerre, mais, la fortune changeant.nouslûmes obligés de nous retirer sur nos alliés etsur nous mêmes. Alors, comme avant, la cavale-rie légère vécut où elle se trouva, et des bonsfurent donnés pour régulariser les fournitures.