DTS FOURRAGES.
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Alors comme avant aussi, la cavalerie eut unsoin, ce fut de ne pas prendre au delà do ses be-soins, de ne pas appauvrir, en pure perle, unpays malheureux, el d'enlever ainsi des ressour-ces à nos compagnons d’armes.
En paix gâcher est un tort , en guerre c'est unicrime•
Si Ton fait des distribui ons régulières, tantmieux; tachez alors d’avoirdes denrées de bonnequalité, et exactes de poids; depuis vingt cinqans, j’ai toujours vu les fournisseurs, gagner ou-tre toute mesure sur le poids et sur la qualité deleurs distributions et répondre aux reprochesqu’on leur adressait, Vannée a été si mauvaise! Sil'on ne fait pas de distribution, vivez; et quel’ordre que vous maintenez, s’exerce seulementcontre le gaspillage.
11 faut, avant tout, en guerre, que le peud’heures accordées à un cavalier léger pourfaire manger son cheval, soient employées inté-gralement à cet usage; car la nourriture ducheval est sa force, et sa force est notre honneur ,nos services.
En guerre, souvent on ne peut pas choisir lanourriture qu'on donne à son cheval ; mais ce-pendant, il y a certains soins que Ton peut tou*jours avoir. Il vaut mieux donner du vert que dufoin nouveau. Le vert coupé dans les prés à foinun peu avancé est le meilleur, ensuite le seigleest. le vert le moins indigeste, mais il est moinsnourrissant que la luzerne et le trèfle.
Si vous n’avez que du trèfle• prenez bien garde,Notre cavalerie , arrivée intacte sur les bords duNiémen pour entamer la campagne de Russie ,perdit en une seule nuit plus de mille chevaux