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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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des crànd’gàiides, etc. 167

celles de nos vedettes. Dons le second, cas, la vi-gilance doit être bien plus grande que dans lepremier, puisque les dangers sont plus immi-nents. Les patrouilles qui suivent la ligne exté-rieure, doivent scconsidérer comme des vedettesvolantes, qui ont sur les vedettes fixes Davan-tage de pouvoir aller reconnaître ce qui leurdonne des soupçons . de marcher, de s'arrêter,de s’embusquer, aussi long temps qu’elles lejugent nécessaire.

Il est souvent utile d’envoyer de ces patrouil-les d’un ou deux hommes, se placera d<- grandesdistances, et y rester plusieurs heures.

Une patrouille qui s’est trop aventurée, et àlaquelle un poste ennemi crie qui-vive, doit biense garder de répondre, si ses cavaliers ne par-lent pas la langue de l'ennemi, ou si avant departir, elles n’ont pas appris un ou deux motsde celle langue, qui prononcés peuvent suspen-dre la reconnaissance, et leur donner le tempsde tourner bride sans danger, et de gagner duterrain en retraite.

Si l’ennemi marche sur nos pos’es, et doive yarriver avant qu'on n’y soit averti de sa pré-sence, que la patrouille fasse feu, et revienne entiraillant, par la route qu’elle a suivie pourvenir.

On m'a dit que dans la campagnedu Portugal ,notre cavalerie, ayant à marcher sur un sol ro-cailleux et sonore, entortillait les pieds des che.vaux de ses patrouilles avec des morceaux depeau de mouton ( la laine cn-dcdans), liés au-dessus du paturon, et qu’ainsi nos patrouillesapprochaient de très près les vedettes anglaises,*-ans que celles-ci les entendissent. Ce moyen