DES RECONNAISSANCES.
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sera-t-elle pas plus poignante encore, si le com-mandant d’une reconnaissance calcule, que cene sont pas seulement les hommes qu'il avait\ sous ses ordres, dont il répondait, niais encore
tous ceux de la brigade, de la division, du corpsd'armée, que sa reconnaissance éclaira U, proté-geait!
La science de la retraite d’une reconnais-sance est d’abord d'échapper au regard de l’en-nom! ; mais s'il est impossible de tromper sonœil de lynx, et d'empécher une poursuite, lascience alors est d’avoir assez bien étudié sonterrain en allant, par ses yeux, par les rensei-gnement acquis, les analogies, etc., et d’avoircalculé assez juste la disposition, l’emplace-ment présumable des forces qui peuvent nousbarrer le passage, pour suivre des chemins quidépistent l’attaquant, ou rétrécissent le frontde l’attaque, de façon à rendre ce front égal àcelui de la défense. Si, malgré ces précautions,une reconnaissance est coupée , apres avoirépuisé loutcs les ressources de l’adresse, elle arecours à celles de la force. Celles-ci ne la tra-hissent pas,si chaque homme estbien convaincud’une grande vérité: c’est qu’un cavalier passepartout lorsqu’il le veut bien!
Le premier soin d'un commandant de recon-»naissance doit donc être, de calculer les forcesde son détachement; de les ménager; de lesrécupérer à temps, pour lesavoir toujours, au-1 tant que possible , intégrales à sa disposition.
Je le répète, les forces du cheval sont la fortunedu cavalier; si tout est dépensé en une heure,que reste l il après ? Et le peu que la prudence