DES R Ef ON NAISSANCES.
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aurait ménagé, sauverait la vie et ferait obtenirla croix d'Iionneur.
Que l'officier en reconnaissance le pense plusque tout autre.
Que la reconnaissance qui a une longue routeà faire, et dont les heures ne sont pas comptées,calcule bien exactement ses forces, les compare,les harmonise avec toutes les exigences de samission, et n'en dépense que ce qu'il faut à lafois.
Qu’elle ne s'enfonce dans les terres mollesqui fatiguent les chevaux, qu'elle ne double sesallures, que lorsqu'il le faut; caria première né-cessité matérielle d’un cavalier en reconnais-sance, c’est un bon chevafen bon état.
Que l'action soit toujours soumise à une ré-flexion froide,juste et prompte. Que la vigilancela plus minutieuse observe et corrige ce qui peutralentir, entraver, diviser l'action, et détruisela cause des dangersinutiles.
J'ai dit que le commandement d’une recon-naissance exigeait la réunion de toutes les qua-lités militaires du cavalier léger; presque tousles chapitres de cet ouvrage doivent donc êtreconsultés par l’olficier qui sera chargé de cecommandement.
Quant à la partie topographique de ce service,je ne peux pas mieux faire que de la résumeren citant textuellement le général Laroche-Aymon.
« Voici, en définitif, dit le général, les traits> principaux à observer dans les objets tant na-» turels, qu'accidentels, qui composent les loea-j lités d'un terrain,