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Avant-postes de cavalerie légère : souvenirs / par F.é de Brack
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DES RECONNAISSANCES.

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ration par ceux qui n’ont encore rien vu, car ilsracontent aux jeunes gens, plus que ceux-cin'ont trouvé dans leurs livres, et ils prennent dela dignité, de la gravilépour une oreille respec-tueuse, en passant par une bouche qu'ombra-gent de longues moustaches blanches.

Distinguons donc les traditions des routines;et repoussant celles ci, recueillons avec aviditéles préceptes de celles là.

Une faute routinière que je n'ai vu que tropsouvent commettre dans no're armée, malgréles frequentes et terribles leçons qu'elle nous avalues, c’est de croire qu'on ne pouvait recon-naître sans attaquer.

Ce principe ridiculement faux entraînait na-turellement une série de conséquences aussifausses que lui. Une reconnaissance partait tou-jours nombreuse : de là, surabondance de fati-gues pour les régimcn's; puis difficultés, re-tards dans la mobilisation; puis enfin, con-fiance dans scs forces, amour-propre mal en-tendu, oubli de sa mission, combat inégal,retraite embarrassée, et défaite complète.

Beaucoup de nos reconnaissances étaientmal calculées, car elles étaient trop nombreu-ses pour voir sans être vues, trop faibles pourattaquer, ou soutenir une attaque.

hes reconnaissances ne doivent être nom-breuses que dans un seul cas; celui où il fautqu’elles attaquent; alors, leur force numériquedoit être aussi respectable que possible.

Dans tout autre^cas,elles ne doivent se com-poser que de quelques hommes intelligents, etbien montés, qui passent partout, peuvent secacher derrière un rocher, quelques arbustes,