DES nECONNAlSSANCES.
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I on ne trouva personne- Les prisonniers furentinterrogés,ils répondirent, qu'ils avaient été en-voyés de IViitibski au nombre de cinq, en recon-naissance sur Orcha ( vingt lieues ); qu'ils noussuivaient depuis le matin; qu’ils n'avaient pasperdu un seul de nos mouvements; les trois au-tres cosaques regagnèrent leurs troupes qu’ilsinstruisirent,et quelques jours après,à ce mêmeBabinowitschijUïïe reconnaissance de notre régi-ment, composée de deux officiers et cinquantechevaux, fut enlevée intégralement par lesliasses.
Une seconde faute routinière, que je n’ai vuque trop souvent commettre dans notre armée,était relative à la régularité de la compositionnumérique, et des heures de sortie des déta-chements envoyés pour reconnaître. Lorsquetous les jours, aux memes heures, sur lesmêmes roules, et allant aux mêmes lieux, par-tent des reconnaissances composées du mêmenombre d’hommes, leur sortest faeileà prévoir-
Les reconnaissances doivent le plus possible,marcher inaperçues ; pour cela , dans leslieux couverts, leur allure peut être plus lenteque dans une plaine découverte, sur laquelleleur marche n’est plus un mystère. 11 faut doncque,lorsqu’elles ont quelque chose à redouter,elles tâchent de passer les plaines la nuit, ouque, dans le jour, elles les traversent au trot,pour échapper plutôt aux regards.
Elles doivent craindre d’étre dénoncées àl'ennemi par les paysans. Pour diminuer cedanger, qu'elles évitent le plus possible, les vil-lages qu’il est inutile qu’elles traversent, et re-connaissent; pour cela qu’elles aient avec elles