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cicr des lanciers rouges de I» garde impériale departir de Lille h la fêle de cent chevaux* pour re-connaître l’ennemidans Menin , et de lui rappor-ter des renseignements bien circonstanciés. Cetoflicier partit à deux heures apres midi ;le soleil secouchait lorsqu’il apercevait les clochers de JSIe-mn \il avait dérobé laniarehede son détachementqu’il embusqu’a à une demi lieue de la ville,ha nuit venue, et une nuit des plus sombres,il approcha de la ville avec un polo ton,évitant leschemins pavés et embusquant ce peloton à uneportée de fusil, puis se glissant dans le faubourgavec un officier, un sous-oflicier et un trom-pette, il mit pied à terre, fit tenir son cheval, etse cacha dans un fossé auprès du pont. Les re-connaissances de l'ennemi rentrèrent successi-vement et passèrent auprès de lui. Malgré laprofondeur de la nuit, leurs silhouettes se déla -citaient assez nettement sur le ciel, pour qu'ilcomptât homme par homme, et qu'il distinguâtla différence des diverses coupes d’uniformes.Muni de ces notes, qui lui donnaient des indi-ces sur le nombre* et la composition des trou-pes ennemies, certain que toutes les recon-naissances étaient rentrées, et qu'il n avait plusrien à craindre d'elles de ce coté de la rivière,il envoya chercher une dixaine de lanciers. Unpaysan sortant d'une maison et passant à cotéde lui, faperçutetvoulut crier; il le ,fit saisirpar le sous-oflicier qui lui mit un pistolet sur lapoitrine , et le conduisit en arrière; les lanciersarrivèrent silencieusement, à l'instant où leposte ennemi s'apprêtait à amener le pont tour-nant; à leur tête, il chargea le poste trop con-fiant, fit prisonniers ses dix-huit cavaliers mon-