DES RECONNAISSANCES.
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tés, et effectua immédiatement une prompterelrai'e.
Il rapporta des documents certains au généralet ramona tousses hommes; aucunn’avait mêmeété blessé.
En HJU9* Je général Curély, alors capitaine,aide-de-cainp avec moi du général Ed. Colbert,lut chargé de reconnaître la inarche de Tannéeautrichienne, qui se retirait Taisant face à notreArmée d’Italie. A la tête de cent chevaux, il de-vança de dix lieux notre division , tourna l’arméeautrichienne», et sc faufila si secrètement sur sesderrières, qu'à la cliû'e du jour il se trouva em-busqué dans un bois, à trois quarts de lieue enarrière du village dans lequel s’établit l'état*major général de l'Archiduc. Une grande plainepoudreuse le séparait de ce village. Deux ou troismaraudeurs hongrois, qu’il arrêta, lui donnè-rent des renseignements utiles. Un grand trou-peau de bœufs, revenant des champs, et se diri-geant sur le village, passa près de son embus-cade ; il saisit les bergers , et fit parquer letroupeau dans le bois, jusqu'à ce que la nuit fûtclose; puis, le remettant en route, et plaçant aumilieu ses cavaliers à pied conduisant leurschevaux par la bride, il se dirigea ainsi vers levillage, sous la protection de l’épais nuage depoussière qu’il soulevait. La nuit, la poussière,la fatigue de l’ennemi, le peu d’inquiétudesqu'avaient les Autricbiensdu coté ouïe troupeause présentait servirent si bien les projets deCurély y que celui-ci pénétra jusques sur la placedu village, où, de sa main, il brûla la cervelle àun des factionnaires de l'Archiduc général enchef. Ace signal, scs cavaliers remontèrent à