DES RECONNAISSANCES.
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Le ca|iilnine, en consultant sa carte, se con-vainç qu'il ne se trompe pas; en effet, elle indi-que l'extrémité du plateau , et le carrefour àdeux lieues. Il y a deux heures qu’il marche.Elle indique Berndorf à deux lieue? dans la val-lée en avant, et à gauche de l'extrémité du pla-teau ; et à cette distance, et dans cette directionon distingue un village,
Pour être plus certain encore, il envoie sonofficier alsacien, suivi de deux chasseurs de lamême province, interroger un paysan qui tra-vaille à cent pas. L'officier dit en bon allemandà ce paysan : Eh ! camarade, as-tu vu les nôtres?
— tjui les vôtres? — Eli ! parbleu, les frères, lesPrussiens. — Non. Mais je sais qu'il en est ar-rivé à Neustadte tà Baumdorf. — Et les Français?
— Ah ! les gueux! on ditqu’il y a 10,000 de leurscavaliers à Grossthurm. — Tant que cela? —Oui, au moins.— Eli bien! nous allons rejoindreles camarades à Neusladt. — Par où faut-il pas-ser? — Descendez la route qui est là. — Celle-ci?
— Non, c’est celle d' lngolsheim. —Celle ci ? —Non, c'est un petit chemin qui conduit par lesbois du côté de Baumdorf, mais bien celle-là,qui est ferrée et qui vous conduira à ce villageque vous apercevez là lias. — Oui, je vois près dela montagne ? — Non, c'est Bonn, mais plus àdroite dans la vallée. —Là ? — Oui, c’est Bern-dorf. — V a-t-il loin ? — Deux lieues. — Et deBtrndorf à Neusladt, combien y a-t-il ? — Encinq heures à cheval vous y serez. —Merci.—Adieu.
Le capitaine ne s’est donc pas trompé II icllé-chit; l’ennemi est dans les environs.il doit avoirdes postes dans la vallée; il est plein jour ; la