DES R ECO N N NAISSANCES.
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marche du détachement ne peut être dérobée,surtout s'il suit la grande roule; les chevaux au-ront bientôt besoin de repos; le rideau de boisqui se trouve à droite, qui suit la vallée et secontinue jusqua la route de l)mimdùrf\ peutmasquer sa marche; il n'hésite pas.
Tournant à droite par le petit chemin, il des-cend lestement la montagne, et traversant laplaine, au trot, il gagne le bois."*
Il suit des sentiers qu'il juge courir dans ladirection de la marche qu'il fait. Sa boussolel aide, et à son défaut, le soici I. La vallée, qu'ilaperçoit à sa gauche à travers les clairières,l'empêche de s’écarter dangereusement à droi-te. Sa marche est silencieuse. Ses hommes par-lent bas, ajustent leurs anriçs, de manière à cequ'elles ne cliquctcnt pas sur les cuivres desbufllélcries, sur le fer des étriers, des éperons,etc.; ici les difficultés du terrain forcent a met-tre pied à terre, mais on remonte à cheval ; ondouble l'allure ; ces mouvements s'exécutentsans commandement, l'exemple de la tète règletout.
ha colonne marche aussi serrée que possible;l avant et l'arrièrc-gardc >e sontrapprochées.
Il y a cinq heuresque l'on a quitté Grnssthurm;le lieu où l'on se trouve est désert, et l'ombre dubois est épaisse. Le capitaine quitte le sentier,lait entrer les chevaux <Jans une clairière bienentourée de hautes broussailles, et fait mettrapied à terre-
Iles factionnaires sont placés dans diversesdirections, de manière à tout voir et à n'élre pasvus ; la moitié des chevaux est débridée et atta-chée à des arbres, elle mange l’avoine, l bcrbc,
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