DES RAPPORTS. 213
I). Un rapport ne doit-il jamais contenir que des/ails dont on ail une connaissance parfaite ?
II. Il peut contenir une partie officielle et unenon officielle , mais elles doivent être bien dis-tinctes ; ainsi, par exemple, il ne faut pas dire :
« Je suis arrivé au village de Lœvenstein , fcn-» nemi y avait paru le matin >et s'était retiré sur
> U» bourg de Greiffenstein ; » mais bien :
« Je suis arrivé à neuf heures et demie du soir» au village de Lœvenstein , où je n'ai pas trouvé» l'ennemi. Le bourgmestre m'a dit, et les dillé-» rents rapports individuels des habitants m'ont» affirmé , que vingt cinq hulans autrichiens» ( kurtka vert, rouge effir, schapska jaune ),» cinquante cuirassiers (habits blancs , parc-» ments et collets amaranthe), et cinquante
> chevaux légers (uniformes blaucs, collets et» parements bleu de ciel), estaient arrivés ce
> matin à sept heures à Lœvenstein y qu’ils y
> avaient rafraîchi, et s’étaient retirés sur Greifi/enstein.
> Les unilornies désignés nie font supposer» que les hulans appartiennent au régiment de
* Merjeld; les cuirassiers à celui d’ Albert; les» chevaux-légers à celui de Colloredo . Greiffens -» loin me parait bien éloigné pour que cette» troupe se soit retirée sur lui.
» De nouveaux renseignements me fontsup-
* poser qu’à une lieue d’ici, elle aura quitté la>route qui conduit à celte ville pour se jeter
> sur Kirstein, où l’on inc dit que se trouve une
* division de cavalerie autrichienne. Je n'aceor-» derai que quelques heures de repos indispen-
* sable à mes chevaux, et demain, à trois heures