228 DES COMMANDEMENTS, elC.vent influer sur le choix de la place d’où lescommandements doiventpartir pour être mieuxet plus généralement entendus, telles que levent, les obstacles physiques, le bruitdu canon,la rupture dos lignes, la distraction du soldatpar les évènements graves et partiels qui lemenacent ou l’occupent, etc.
IL Et L'a propos du commandement ?
R. Ali ! c’est là l'expression du génie de laguerre! c'est le cachet de la science toute en-tière! L'officier qui commande à propos, c'est letimonier qui, dans la tempête, donne le coupde barre à un pas de l’écucil, et sauve le navire!C'est de cet à-propos que peut dépendre le suc-cès, ou la perte d'un régiment de cavalerie lé-gère, son honneur, ou sa honte,
I). Qii'est-ce qui donne l instinct de Và-propos ?
R. D'abord une nature forte qui ne s'étonnede rien, et calcule d'autant plus froidement,quela partie qu’il joue, semble plus compromiseîensuite l'habitude d’observation, de tous les mo-ments. qui nous met au courant de l'ennemi,comme si nous étions dans son camp, dans sesrangs, dans lame de ses chefs et de ses soldats,qui sur un seul mouvement de cet ennemi «nouslait la confidence de tous ceux qui vont suivre.
Il est des officiers qui croyenl devoir se faireune voix factice, pour le commandement, ilsont tort. Il n'y a aucune nécessité à ce qu'unton de commandement soit grave, et pourvuqu'il ne soit pas ridicu lement aigu, son uniquecondition est d’étre sonore. Une voix fae'iccadeux inconvénients; le premier est de se fati-guer vite, le second de varier. En guerre le pre-mier est très grave,, et Ic'sccond ne l’est pasmoins, car il est mille circonstances pressées»