DES COMMANDEMENTS, e!c. 229inattendues, ou clans une mêlée, la nuit, etc. Uiautque la voix du chef soitreconnue à l’instantmeme ou elle se fait entendre.
H huit habituer nos hommes aux inflexions in-variables de notre ton de commandement; cesinflexions seules, dans certains cas, sont pour1 oreille qui leur est acoutumée une indicationpréparatoire des mouvements qu'on exécutera,et de la rapidité qu’on devra leur imprimer.
Ainsi, par exemple, si vous voulezarrétcr len-tement votre troupe dans une marche en ligne,prolongez votre commandement préparatoired'escadrons; si vous voulez, au contraire, l'arrê-ter vivement, enlevez sèchement ce même com-mandement.
Une habitude d’autant meilleure à prendreen guerre , qu’on commande une troupe plusnombreuse, c'est de joindre le geste au com-mandomen’. Ainsi, par exemple, clans le cascîlê plus haut, au commandement d 'escadrons;élevez perpendiculairement votre sabre; à celuide halte , abaissez-le, et que ces mouvementsparticipent du plus ou du moins de verve devotre commandement.
Si vous commandez un mouvement pour ga-gner du terrain à droite ou à gauche, à votre com-mandement de pelotons à droite , ou à gauche ,indiquez avec votre sabre le coté vers lequelvous allez marcher.
Cette habitude une fois prise, peut être d’unagrande utilité, dans certains cas où comman-dant plusieurs escadrons, le vent emporte notrevoix du coté opposé à la troupe, où I’éloigneinent,le bruit ne permettent pas de nous entendre;notre geste supplée alors puissamment au coin-